Sympetrum depressiusculum

De Histoires Naturelles

Modèle:Libellulidae

Sympetrum depressiusculum (de Selys Longchamps, 1841)

Sympetrum (Sympetrum) depressiusculum (de Selys Longchamps, 1841)
Sympétrum dépressiuscule [Deliry 2019], Sympétrum déprimé [Grand & Boudot 2006], Sympétrum à corps déprimé [Robert 1958], Libellule dépressiuscule [de Selys Longchamps 1850], Sympétrum à l'abdomen déprimé - (en) Spotted Darter - (it) Cardinale padano - (de) Sumpf Heidelibelle - Localité-Type : Arona, Piémont, Italie]
Libellula pedemontana de Villers, 1789 (nec Müller in Allioni, 1766) [Syn. mineur], Libellula flaveola sensu Vander Linden, 1825 (nec Linnaeus, 1758) (partim) [Syn. mineur], Libellula roeselii de Selys Longchamps, 1840 (partim) [Syn. mineur], Libellula depressiuscula de Selys Longchamps, 1841, Libellula genei Rambur, 1842 [cf. WOL], Libellula spectabilis Brittinger, 1850 [ms ?] [A vérifier !][cf. WOL], Sympetrum tenerrimum Buchecker, 1876 [cf. WOL], Sympetrum nubila Dziedzielewicz, 1902 [cf. WOL]


Modèle:NE 2019 Biosphère - VU 2009 Bassin méditerranéen (En déclin) - VU2010 (VU 1988) Europe (En déclin)


Description sommaire - Confusions réputées avec Sympetrum sanguineum, cette espèce s'en distingue néanmoins aisément. Les cas les plus difficiles peuvent concerner des ♂ très matures.

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©© byncsa - Jean-Michel Faton - Accouplement
Galerie photo du groupe Sympetrum

Systématique
- Le nom Sympétrum déprimé ou Sympétrum à corps déprimé, généralement proposé, ne nous semble pas valable. Le terme depressus signifie aplati et nous avons depressiusculum comme un diminutif (Fliedner 1997). Il ne s’agit en rien d’une traduction du nom scientifique. D’ailleurs de Selys Longchamps (1850) en l’appelant Libellule dépressiuscule ne s’est pas trompé, il a d’ailleurs la paternité de ce taxon et nous adoptons celui-ci sous Sympétrum dépressiuscule (Deliry 2019). [1]
La synonymie avec Sympetrum frequens (de Selys Longchamps, 1883) proposée par Seehausen & Fiebig (2016) paraîtra très incertaine (voir Asahina 1978).

Histoire Naturelle
- France (Hoefnagel 1575). On trouve dans de Villers (1789) une Libellula pedemontana sans marques alaires qui doit correspondre à cette espèce si on se fie à l'intuition de de Selys Longchamps (1850) originaire probablement de la région lyonnaise en France. de Selys Longchamps (1840) présente aussi de manière anticipée cette espèce sous Libellula roeselii de Lombardie (Italie). La description de l'espèce se base sur des individus pris à Arone, vers le Lac Majeur en Italie, présente de plus dans le Midi de la France (de Selys Longchamps 1841) ; ajouter la Sardaigne (Rambur 1842), l'Autriche (Brittinger 1850), la Sicile, Lyon (France) [?], la Suisse (de Selys Longchamps 1850), l'Allemagne (Buchecker 1876). Assez peu commune. Europe moyenne, nord de l'Afrique, Asie (d'Aguilar & Dommanget 1998).

Répartition
- Espèce eurasiatique avec des affinités steppiques [2004].
Nord de l'Afrique (localement en Algérie), Europe et Asie depuis la France au Japon, avec tendances steppiques et méridionales. On la trouve en Europe principalement en périphérie des Alpes et des Balkans ainsi qu’au sud de l’Europe centrale. Douteuse en Corse (XIXe siècle ?) (Deliry 2017). Chypre. Un hiatus possible semble largement s'étendre entre l'Europe et la Corée, deux extrémités où elle est présente.
Rare ou très rare, localement disparue dans de nombreux pays d'Europe [2019]. En fort déclin dans le bassin méditerranéen avec tendance à la disparition locale comme en Camargue, France (réputée disparue en 1987 ; nous l'avons toutefois encore observé en 1999, obs. pers.) ou au niveau des rizières de la plaine du Pô en Italie (Deliry 2017). Elle est en augmentation aux Pays Bas avec de forts effectifs dans le nord du Brabant en 1997 et le premier cas circonstancié de reproduction (Askew 2004). En augmentation en Belgique (Deliry 2017). L’espèce est localement abondante. Elle se trouve dans le sud de l'Italie (Calabre, Ombrie) selon des mentions qui pourraient témoigner d'une progression locale de l'espèce (Askew 2004). Il s’agit d’une des rares espèces menacées d’Europe à ne pas être confinée au Bassin Méditerranéen [2014].
Serbie (Santovac & al. 2005), confirmée en Allemagne (Schmidt 2008), Corée (Seehausen & Fiebeg 2016).

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©© bysa - Cyrille Deliry - Histoires Naturelles

Habitats
- Zones marécageuses de plaine et de moyenne altitude jusqu'à 1500 m environ : prairies humides et marais, rizières et secteurs inondables en marges des zones humides, étangs et lacs, etc. Les adultes se tiennent au niveau des milieux larvaires (d'Aguilar & Dommanget 1998).
Présente une tendance à occuper des habitats artificiels (Schmidt 2008).
On rencontre cette espèce sur certains étangs au niveau d'eau variable ainsi que dans les fossés, les bras de cours d'eau à l'étiage en hiver et en crue en été. L'altitude maximale de reproduction est de 620 m dans le département de la Loire, France et le record d'observation 1040 m dans les Hautes-Alpes, France, la majorité des observations se faisant à basse altitude (Deliry 2008). Préfère les petits habitats temporaires, en particulier ceux des zones alluviales des rivières et des lacs. On le trouve aussi sur des habitats artificiels comme les rizières ou les étangs empoissonnés.
Semblent favorisés par la vidange hivernale des étangs piscicoles de Dülmener et Ahlhorner en Allemagne (Dijkstra 2007, Schmidt 2008). Les habitats doivent être dépourvus de poissons (Šigutová & al. 2015, 2018).
Les adultes qui se tiennent au niveau des milieux larvaires, se rassemblent le soir, parfois en grande quantité pour dormir dans les haies, les fourrés ou les roselières (d'Aguilar & Dommanget 1998). L'importance des habitats terrestres pour la conservation de cette espèce est régulièrement soulignée (Dolný & al. 2013, 2014 ; Hykel & al. 2016, 2017). Sympetrum depressiusculum est un exemple d’espèce des milieux temporaires influencée par les caractéristiques des habitats terrestres qu’elle fréquente durant environ 3 mois. Les individus recherchent les endroits avec une végétation dense et riches en proies, ainsi les secteurs agricoles pauvres en Insectes sont-ils désertés. Les populations se répartissent en patchs selon les caractéristiques de l’environnement, en particulier si celui-ci est hétérogène. La distance maximale de reprise d’individus marqués est de près de 1200 m, les ♀ s’éloignent significativement plus que les ♂ en moyenne (Dolnỳ & al. 2014).
Se trouve dans des eaux calmes des vallées alluviales de plaine, peu profondes et riches en végétation. On trouve cet Odonate sud divers habitats : bas-marais, étangs, gravières, cours d’eau très lents en été, bras morts, rizières, fossés en eau en été et à l’étiage en hiver. Celles-ci se caractérisent par un assèchement plus ou moins important après la période de ponte en fin d’été et en automne. La remise en eau se déroule au printemps suivant. On l’a trouvée aussi au niveau des rizières camarguaises mais sur ce secteur les populations se sont fortement raréfiées (Grand & Boudot 2006) (voire ont disparu). Dans tous les cas, la température des eaux de surface peut dépasser les 35°C en été (Wildermuth & al. 2005) et les eaux sont souvent riches en zooplancton selon Schmidt (2006). Les déplacements pour cette espèce sont importants pour aller sur les sites de maturation qui se trouvent à proximité des gîtes larvaires, mais parfois plus éloignés sur les coteaux comme c’est le cas dans les Gorges de la Loire, France. [A préciser !].

Phénologie
- Vole de fin mai à octobre ; de juin à mi-octobre (d'Aguilar & Dommanget 1998). En Europe centrale la période de vol s’étend de début juin à mi-août et certaines bonnes années se poursuit jusqu’à mi octobre. Les émergences cessent début août, voire septembre. Parfois observée plus tard tel ce contact le 29 octobre 2002 dans la Drôme, France (Deliry 2010). Les œufs n'éclosent qu'au printemps suivant la ponte avec un développement larvaire de deux mois (Deliry 2017), parfois jusqu'à 5 mois.

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© Groupe Sympetrum

Eléments de Biologie - Son vol, papillonnant, est similaire à celui de Sympetrum pedemontanum, l'espèce se pose souvent (d'Aguilar & Dommanget 1998).
Chez cette espèce la phase pré-copulatoire en tandem est très longue et dure de 2h30 à 3h00 (Miller & al. 1984). Les ♀ pondent de préférence sur les grandes zones peu profondes, mais on les a vu aussi le faire dans des flaques d'eau (Sternberg & Schmidt 2000).
Importance des habitats terrestres pour les dortoirs de cette espèce (Hykel & al. 2017).
Voir aussi : Šigutová & al. (2017).

Odonatosociologie et populations - Les espèces accompagnatrices caractérisées sont en France, dans la Drôme, secteur de Pierrelate Sympetrum pedemontanum et Chalcolestes viridis. On retrouve en Crau (Bouches-du-Rhône) de nouveau Sympetrum pedemontanum de même que sur les belles populations des Gorges de la Loire (Loire et Haute-Loire).

France

EN (2016, 2009) France - PNAO (2010-2015) [Sympétrum déprimé]
Espèce masquée sur Faune France [Sympétrum déprimé]

J'ai récemment réalisé une synthèse sur cette espèce (Deliry 2019}.
En France, l’espèce est localisée à la partie Est du pays depuis l’Alsace à la Provence. Tendances à l’erratisme sur bon nombre de sites où elle est constatée, en déclin.
Elle est assez rare, disparue de l'Ouest du pays, elle est bien représentée dans le Sud-Est, éparse et lacunaire ailleurs et en déclin. En limite d’aire de répartition, présente essentiellement dans le Sud-Est. Quelques anciennes données concernent le nord et l’ouest du pays, pour partie dues à des erreurs de détermination.
Espèce des fossés alimentés de la plaine de Donzère (Drôme) notamment et connue sur la vallée de la Loire et de plus présente significativement à St André des Alpes (Alpes-de-Haute-Provence). Sa reproduction en Franche-Comté n'est pas démontrée. Elle s'observe de plus assez régulièrement en Alsace. La confluence durancienne et le bassin correspondant semblent favorisées par cette Libellule (Donzère et Crau).
Si l'effectif le plus important rapporté en France se situait sur un canal de la plaine agricole de Pierrelatte (200 individus), les populations sur la Loire entre les départements de la Haute-Loire et de la Loire sont estimés à plusieurs centaines d'individus et sont parmi les plus remarquables d'Europe.

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©© bysa - Cyrille Deliry - Histoires Naturelles ©© bysa - Cyrille Deliry - Histoires Naturelles

Histoire Naturelle
- Indiquée par Hoefnagel (1575) qui illustre magistralement cette espèce. On trouve chez de Villers (1789) une forme de Libellula pedemontana qui semble lui correspondre. Elle est dans le Midi de la France (de Selys Longchamps 1841).

Habitats
- Les habitats en France, sont le plus souvent des canaux artificiels avec une tendance à l’étiage hivernal ainsi que des plans d’eau de barrages avec variation du niveau d’eau. On trouve aussi sur le Haut Rhône des gravières au niveau fluctuant. Rappelons que les études menées en Europe orientale soulignent la grande importance des habitats de maturation en milieu terrestre [2020]. Dans la Drôme, secteur de Pierrelatte, l'espèce semble apprécier les canaux de drainage de la nappe du Rhône, peu profonds, même relativement eutrophes, au courant parfois vif, riches en hydrophytes (Callitriche, Potamogeton pectinatus, etc.) (Faton 1997). En Alsace, caractéristique des mares inondables et des zones d'atterrissement ; aussi sur une gravière déconnectée de la dynamique fluviale (Klein & Berchtold 1998).


Alsace - VU 2017 – Près d’une vingtaine de localités de dimension diverse se trouve sur la vallée alluviale du fleuve dans le Haut Rhin et le Bas Rhin. L’espèce y est suivie depuis les années 1990 (cf. Schmidt 1993).


Auvergne - VU 2018 – En limite de région, la population, importante, du barrage de Grangeant (Haute Loire) est régulièrement suivie. Elle déborde largement dans la Loire voisine.
Haute-Loire (Ulmer 2011).


Centre Val-de-Loire – Elle est en régression dans l’Indre depuis le XIXe siècle (Dommanget 1993), semble disparue, puis finalement citée sur une localité entre 1976 et 1988 (Lett & al. 2001).


Corse – Douteuse (mentions du XIXe siècle) (Grand & Papazian 2000).


Lorraine – Espèce en limite d’aire (Dupont 2010).


Occitanie EN 2018


Poitou-Charentes – Libellule en visite occasionnelle (P.Jourde, com. in Dupont 2010).


Provence-Alpes-Côte d'Azur - VU 2018
Alpes de Haute Provence – Présence d’une importante, mais fluctuante population à St André des Alpes (C.Deliry, inédit).
Bouches-du-Rhône - Présence en Crau connue de longue date, celle-ci remonte au moins aux années 1980 (Iorio 2012). C’est à la même époque qu’une population est signalée en Camargue (Miller & al. 1984). Cette dernière y est réputée disparue. Askew (2004) parle d’une très importante immigration en Camargue en 1994. En Camargue, elle est réputée disparue en 1987, nous l’avons toutefois observé encore en 1999 (C.Deliry, com.)
Hautes-Alpes – DD 2013 – Très rare.


Rhône-Alpes

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Observatoire des Odonates de Rhône-Alpes & Dauphiné

LC 2014 (EN 2013, VU 2007), à préserver – de Villers (1789) présente une variante de Libellula pedemontana (probablement de la région lyonnaise), sans marque alaire : il doit s’agir du Sympétrum dépressiuscule. Indiquée les 25 août 1916 à Rilleux-la-Pape (Rhône) puis le 7 septembre 1957 à St Martin-d’Hères (Isère) par Charles Degrange. Rare (2,9% des communes). 51 commune [2005], 49 [2006], 53 [2013]. Avec trois localités majeures dans la région situées dans l’Ain / Savoie, la Drôme et la Loire. En dehors de ces trois localités l’espèce parait instable ou en erratisme et est bien souvent mal suivie.
Cette Libellule est actuellement suivie dans le cadre du PNAO notamment dans la Drôme, la Savoie ou l'Ain ainsi que dans la Loire. La démarche débute en Haute-Savoie. Elle a été l'objet d'une transmission spéciale de données à X.Houard en 2010 dans ce cadre. De 2011 à 2014 le Plan Haut-Rhône concerne des suivis en Savoie et dans l'Ain (Deliry 2014). Le suivi sur ces départements est renouvelé en 2019.

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©© bysa - Cyrille Deliry - Histoires Naturelles © Groupe Sympetrum

Ain – CR 2013 (EN 2011, DD, RE [A préciser]) – Cette espèce anciennement indiquée dans le département de l’Ain par les auteurs, n’est connue récemment que par des mentions d’individus erratiques : L’Étournel en 1988 (Y.Beauvallet & J.Hamon), Château-Gaillard en 2003 (A.Bernard). Il existe cependant une population pérenne découverte le 25 juillet 1997 par C.Deliry à Culoz à proximité du Pont de la Loi. Confirmée l’année suivante et en 2002, la population était encore mal évaluée et n’avait pas été vérifiée depuis près d’une dizaine d’années. Lors d’une visite spécifique sur le site (C.Deliry, R.Krieg-Jacquier, B.Janvier et C.Griot), le 20 août 2011 par météo caniculaire, une population estimée à une cinquantaine d’individus est bien active sur le site et présente des insectes de divers âges ce qui est conforme à sa bonne reproduction sur cette localité. Il s’agit de la seule localité pérenne du département de l’Ain. Une population importante en raison de sa pérennité est connue sur le secteur de Culoz et déborde sur la Savoie voisine. Cette population connue depuis 1989 est régulièrement suivie.
Ardèche – EN 2013 – Assez rare.

Panneau pédagogique installé en 2011 à la Ferme aux Crocodiles (Communiqué du 10 août 2011)

Drôme – VU 2013 – Assez rare. La plaine de Pierrelatte avec ses canaux présente une des populations les plus importante de la région Rhône-Alpes (Faton in Deliry 2008).
Des panneaux pédagogiques sont installés en 2011 à la Ferme aux crocodiles et concernent cette espèce est Sympetrum pedemontanum. Un nouveau projet du PNAO est lancé sur la Plaine de Pierrelatte dès 2019 et va se poursuivre en 2020.
Isère – CR 2013 (VU [A préciser] – Elle a disparu de la région grenobloise après les années 1950, mais serait à rechercher à la mare de Brié et Angonne, ainsi que dans le Massif de Bonnevaux. On y a vu en 1992 un très belle population dans un habitat naturel à St Jean de Soudain, ruisseau d’Enfer (Deliry 1999-2000). Elle a été étudiée en 2010 dans le Massif de Bonnevaux. Depuis 2014, une petite population est découverte et suivie à l'Ile de la Platière.
Loire - EN 2013 – Très rare. Découverte dans la Loire en 2002 dans la plaine du Forez (S.Pissavin et J.Blanchemain). Il s'agit alors de la 62e espèces du département [2]. Ce sont les populations du barrage de Grangeant débordant largement sur la Haute Loire voisine qui sont les plus importante. Il s’agit d’un des trois sites remarquable pour l’espèce dans la région. Ces dernières des découverte récente (Ulmer 2011, 2013) sont l’objet d’un suivi régulier. Ceci a été notamment le cas en 2013 dans le cadre du PNAO en Auvergne, couplé aux suivi dans la Haute-Loire au niveau des Gorges de la Loire]].
Rhône – RE 2013 – Accidentelle. L’espèce existait sur le secteur de Miribel Jonage au début du XXe siècle. Elle a disparu depuis (Grand 2013).
Savoie – EN 2013, proposé CR en 2017 – Rare [A préciser] – Sur le Haut Rhône dans le secteur de Culoz et Vions se trouve une population remarquable pour sa pérennité car elle est connue depuis 1989. Des individus erratiques ont atteint le Lac du Bourget (Deliry & al. 2017). L’espèce est a rechercher sur ses anciennes stations de Basse Maurienne, à actualiser (Deliry & Krieg-Jacquier 2014).
Haute Savoie – DD 2013 – De redécouverte récente, notamment en 2017, elle est sur la vallée de la Dranse, les populations doivent être vérifiées en 2020.

Illustrations

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© Jean-Michel Faton - France, Drôme le 14 juillet 2008
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©© byncsa - Cyrille Deliry - France, Drôme, Pierrelatte le 14 juillet 2009 - Histoires Naturelles
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©© byncsa - Laurent Rouschemeyer - INPN
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©© bysa - Cyrille Deliry - Histoires Naturelles - France, Drôme, Pierrelatte le 14 juillet 2008
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©© bysa - Cyrille Deliry - Histoires Naturelles - France, Ain, Culoz

Références

Grand D. & Boudot J.P. 2006 - Les libellules de France, Belgique et Luxembourg. - Biotope, Mèze, (Collection Parthénope) : 480 pp.
Deliry C. 2019 - Le point sur la présence du Sympétrum dépressiuscule (Sympetrum depressiusculum (Selys, 1841)) en France. - Libellul'mE, 21 février 2019. - PDF
Ki-Duck K. & al. 2006 - 고추좀잠자리(Sympetrum depressiusculum)로부터 분리한 리그닌 분해균주, Serratia marcescens HY-5의 특성. - [Caractérisation d'une souche productrice de lignase, Serratia marcescens HY-5 isolée de Sympetrum depressiusculum.] - Korean J. Appl. Entomol., 45 (3) : 301-307. - PDF LINK
Schmidt E.G. 2008 - Sympetrum depressiusculum (Selys), a southern continal dragonfly depending on artificial habitats in Atlantic northwestern Germany (State of Northrhine-Westphalia) (Anisoptera: Libellulidae). - Notulae Odonatologicae, 7 : 5-10.
Šigutová H., Šigut M. & Dolný A. 2018 - Phenotypic plasticity in specialists: How long-spined larval Sympetrum depressiusculum (Odonata: Libellulidae) responds to combined predator cues. - PlosOne, 8 août 2018. - PDF LINK

Notes

[1] - Ce nom est une remobilisation du premier nom français donné à cette espèce par de Selys Longchamps (1850) : la Libellule dépressiuscule. Il faut ensuite attendre 1958 pour trouver chez Robert, Sympétrum à abdomen déprimé, ainsi que quelques années plus tard sa variante : Sympétrum à corps déprimé. C'est ensuite Grand & Boudot (2006) qui réduisent ce nom à Sympétrum déprimé, nom qui a désormais le consensus de la communauté odonatologique francophone, mais qui ne nous semble ni fondé, ni adapté.
[2] - La mention d'une larve à St Pierre de Bœuf enregistrée en 1987 pourrait être regardée comme une première mention départementale pour la Loire.

Contribution

> Libellules menacées de Franche Comté - PDF LINK, suite à la transmission le 13 mars 2012 d'une photographie à P.Jacquot (Observatoire Franche-Comyté des Invertébrés) dans le cadre de la préparation de fiches.