4 mars 2021

Kiwi Niort – Refuge LPO

DĂ©claration du refuge le 7 fĂ©vrier 2021 – Suivi depuis le 25 novembre 2020 – Comptage Oiseaux des jardins le 31 janvier 2021

Les Oiseaux fréquents sur le refuge

Accenteur mouchet (Prunella modularis) – Cet oiseau s’est manifestĂ© au cĹ“ur de l’hiver par ses chants soutenus en journĂ©e. C’est alors une des seules espèces Ă  chanter de manière quasi rĂ©gulière. C’est un oiseau prĂ©sent gĂ©nĂ©ralement en moyenne montagne, mais qui au bĂ©nĂ©fice de certaines facĂ©ties Ă©cologiques est prĂ©sent dans les plaines de l’Ouest et du Nord-Ouest de la France.

Etourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) – Il piaille rĂ©gulièrement dans le vieux figuiers ou sur quelques fils tĂ©lĂ©phoniques du secteur, mais dĂ©but fĂ©vrier, les couples ne sont pas installĂ©s. L’oiseau est toujours grĂ©gaire Ă  son habitude internuptiale. Il chante dans les bandes de ses congĂ©nère comme pour faire des concertos. Il y avait dĂ©but dĂ©cembre un important dortoir sur les antennes du Pontreau. Celui-ci s’est dĂ©placĂ© au cĹ“ur de l’hiver, mais tend Ă  se reconstituer dĂ©but fĂ©vrier. L’Etourneau est initialement un oiseau oriental qui s’est installĂ© en Europe occidentale de manière particulièrement sensible dès les annĂ©es 1950, voire auparavant. Il s’est habituĂ© aux villes et y a progressivement installĂ© des dortoirs parfois spectaculaires. Il est tout Ă  fait rĂ©gulier Ă  Niort, et, c’est un des oiseaux les plus rĂ©guliers du refuge. Parfois prĂ©sent en petites bandes dans les pelouses.

Fauvette Ă  tĂŞte noire (Sylvia atricapilla) – Je l’ai entendue de temps Ă  autre, mais assez rĂ©gulièrement en hiver, dans les ronciers et les bouquets de lierre du site. C’est un oiseau essentiellement migrateur et qui devrait se trouver sous de meilleurs climats, nĂ©anmoins quelques individus hivernent dans nos localitĂ©s, tout particulièrement si des murs de lierres sont importants.

Merle noir (Turdus merula) – Discret au cĹ“ur de l’hiver, il est nĂ©anmoins prĂ©sent, isolĂ© ou par quelques individus. En janvier on entend les premiers cris territoriaux et on note quelques poursuite, mais toujours pas de chant. Ceux-ci ont commencĂ© de manière très limitĂ©e encore dĂ©but fĂ©vrier. Le Merle noir a une Ă©cologie ambivalente, prĂ©sent dans les secteurs urbains, il peut ĂŞtre très rare dans quelques villes. Il est plus rĂ©gulièrement dans les campagnes. Dans l’Est les chants commencent très tĂ´t comme Ă  Vienne ou Ă  Grenoble oĂą j’ai pu entendre cet oiseau rĂ©gulièrement en janvier et parfois mĂŞme en dĂ©cembre. Dans les campagnes et… Ă  Niort les chants sont plus tardifs et ne commencent qu’en fĂ©vrier et encore (Ă  suivre). L’installation n’est pas encore effective. A noter que les oiseau du Poitou, et notamment de Niort ont un patois avec des chants particulièrement simplifiĂ©s : de nombreuses notes manquent par rapport aux chants plus « traditionnels ».

Moineau domestique (Passer domesticus) – Une belle bande frĂ©quente le site et piaille Ă  qui mieux mieux. Ils affectionnes le figuier car il est envahi par les ronces et il sert de refuge efficace (nous ne le couperons donc pas, malgrĂ© son aspect peu esthĂ©tique et peu conventionnel). Le grand laurier sert aussi de refuge. C’est avec l’Etourneau l’oiseau le plus nombreux et le plus frĂ©quent du refuge. Le Moineau domestique, s’il sait vivre dans les campagnes, est anthropophile… parfois Ă  son grand dam, car les villes polluĂ©es perdent leurs insectes et leurs Moineaux : j’ai vu disparaĂ®tre les Moineaux Ă  Paris ou dans son jardin botanique. Avec espoir j’Ă©coute le moindre cri Ă  la recherche d’un oiseau plus Friquet, mais pour l’heure mes recherches restent vaines.

MĂ©sange charbonnière (Parus major) – Peu nombreuse, elle est rĂ©gulière sur le refuge. Elle a pu faire entendre ses chants lors de quelques belles journĂ©es d’hiver. Les chants diurnes sont devenus rĂ©guliers depuis la toute fin du mois de janvier. Nous n’avons pas installĂ© de mangeoire car nous considĂ©rons outre le fait que les oiseaux doivent d’abord ĂŞtre autonomes pour leur nourriture, que les ressources alimentaires sont suffisantes sur le site. De plus l’hiver ne s’est pas montrĂ© particulièrement rigoureux. Ailleurs la MĂ©sange charbonnière est un hĂ´te rĂ©gulier des mangeoires. C’est un oiseau qui vit tant en ville que dans les campagnes, pour peu qu’il trouve des cavitĂ©s qui lui servent de refuge en hiver ou de nid au printemps.

Pie bavarde (Pica pica) – Elle n’habite pas Ă  proprement parler le territoire rĂ©duit du refuge. On la voit nĂ©anmoins rĂ©gulièrement de passage seule ou en petites compagnies de quelques oiseaux sur les toits du voisinage, ou, de passage en vol. C’est un oiseau sĂ©dentaire qui rĂ©alise des nids caractĂ©ristiques en boule dans les zones pĂ©riurbaines ou les arbres des campagnes. La nidification commence très tĂ´t en saison.

Pigeon ramier (Columba palumbus) – De passage rĂ©gulier par voie aĂ©rienne au-dessus du terrain, il arrive Ă  un individu de s’arrĂŞter pour chanter un peu. On en voit parfois se chamailler sur les toĂ®ts. Le Pigeon ramier n’est pas un oiseau fondamentalement urbain. C’est une espèce forestière qui prĂ©sente deux populations, l’une migratrice, l’autre sĂ©dentaire. La population sĂ©dentaire est en augmentation et s’installe depuis plusieurs dĂ©cennies dans quelques villes. Il y a de plus en plus de villes en France ayant dĂ©sormais sa population de Ramier. C’est un oiseau parfaitement sauvage Ă  la diffĂ©rence du Biset et qui ne prĂ©sente pas de caractère anthropophile.

Rougegorge familier (Erithacus rubecula) – Ce sont pour l’instant des visiteurs venus du bout d’Europe qui sont ici. RĂ©cemment un oiseau norvĂ©gien baguĂ© a Ă©tĂ© contrĂ´lĂ© dans les Deux-Sèvres. Je ne pense pas avoir un authentique poitevin sĂ©dentaire dans le terrain et ses alentours. Il est peu nombreux car territorial mĂŞme en pĂ©riode internuptiale, mais très rĂ©gulièrement constatĂ©. On l’entend par ses petits cris ou mĂŞme par ses chants. Les chants sont nocturnes (un fait rĂ©cent pour cet oiseau que nous avions constatĂ© dans la rĂ©gion grenobloise dès les annĂ©es 1980) et commencent depuis fin janvier dès 4h00 du matin. Par contre ils cessent vers l’aube et sont encore rares en journĂ©e. Les nicheurs ne sont pas encore installĂ©s, ou, du moins je ne le crois pas.

Tourterelle turque (Streptopelia decaocto) – PrĂ©sente en hiver, elles va de temps Ă  autre chanter sur l’antenne de tĂ©lĂ©vision. Nous attendons donc sa nidification pour ce printemps, mais l’installation dĂ©but fĂ©vrier, n’est pas encore très claire. Cet oiseau vient d’Orient, elle Ă©tait en Anatolie et en Asie voisine et a patiemment colonisĂ© l’ensemble de l’Europe. Elle est arrivĂ©e en France dans les annĂ©es 1950-1960. Son expansion se poursuit encore de nos jours avec parfois quelques changements de comportement : mouvements migratoires se mettant en place, colonisation des zones de campagnes jusqu’alors nĂ©gligĂ©es (fermes, mais aussi bocage…).

Ici se termine la liste des oiseaux régulièrement contactés sur Kiwi Niort depuis fin novembre 2020. Il y aura assurément au printemps de nouvelles espèces.

Les petites icĂ´nes d’oiseau transformĂ©es avec un fond transparent, proviennent du site Refuges LPO.

Le mur aux Chauves-souris – Perclus de cavitĂ©s, peu de doute qu’il y en a