4 mars 2021

Des Bartavelles en pagaille, c’est la pagaille chez les Perdrix

Lavauden (1932) rĂ©vèle toute la difficultĂ© qu’ont les scientifiques Ă  faire valoir la vĂ©ritable Bartavelle. On a voulu en voir partout, dit-il. DĂ©jĂ  Toussenel, en 1860, avait Ă©crit : « Le monde est plein de gens qui s’imaginent avoir occis des centaines de Bartavelles, et qui n’en ont jamais vu voler une seule. » Encore Ă  l’Ă©poque de Lavauden on parlait de Bartavelles dans les PyrĂ©nĂ©es, les CĂ©vennes, le PĂ©rigord et jusqu’en Afrique du Nord. C’est donc en vain que des ornithologue tels Saunders, Blasius ou lui-mĂŞme se sont attaquĂ©s Ă  une lĂ©gende qui est dĂ©finitivement tenace. Dans la Gloire de mon père, ce sont des Bartavelles qui sont annoncĂ©es alors qu’elles n’ont jamais approchĂ© Marseille.

En rĂ©alitĂ©, Lavauden (1932) le prĂ©cise, la Bartavelle (Alectoris graeca) n’existe en France que dans une partie des Alpes. Il en dresse la cartographie que nous reproduisons ici. C’est la Perdrix rouge (Alectoris rufa) qui est Ă  l’origine de toutes les confusions. Bien que les deux oiseaux puissent s’hybrider (Rochassière), de tels hybrides sont dans les annĂ©es 1930 introuvables dans la mesure oĂą les aires de rĂ©partition des deux oiseaux se sĂ©parent suite au recul des Perdrix rouges dans les Alpes.

Lavauden L. 1932La Faune cynĂ©gĂ©tique des Alpes françaises. – ConfĂ©rence du 20 juin 1932.