17 avril 2021

Le Lézard des ruines, témoin actuel de l’évolution des espèces

Les Lézard des ruines (Podarcis siculus Rafinesque-Schmaltz, 1810) présente une forte variabilité et un extrêmement grand nombre de sous-espèces et est un témoin contemporain de l’Evolution. En effet on a pu voir apparaître des nouvelles sous-espèces en l’espace de 40 génération, soit un demi-siècle, par exemple sur certaines îles de la Côte Dalmate. Il peut s’hybrider avec Podarcis tiliguerta.

En 1971 dix spécimens de Lézard des ruines furent introduits sur une île Croate. Dans les années 1990 les scientifiques contatèrent que les populations étaient devenues significativement différentes de celles de l’île voisine. Il s’agit d’une adaptation à un changement de mode alimentaire conduisant à une modification morphologique notamment de la tête des Lézards.

Il s’agit du Lézard le plus abondant dans le sud de l’Italie. Cette espèce se trouve en Provence, Corse (subsp. campestris (de Betta, 1857)), Suisse, Italie, Dalmatie, Albanie, Grèce. Introduite localement dans le nord de l’Afrique, en Espagne, en Turquie (introduite ?) et à Chypre ainsi qu’en Angleterre ; de même localement aux Etats Unis (Kansas, New York, Connecticut, Pennsylvanie, Californie, Missouri). Elle vit dans les forêts, les zones buissonnantes, les maquis méditerranéens, les prairies, les zones rocheuses, le littoral sableux ou rocheux, les cultures ou les jardins. Ses habitats sont en conséquence diversifiés, l’espèce montant jusqu’à 800 (2200) m d’altitude. La ponte est déposée au début de l’été (juillet notamment).

Image de présentation – ©© bysa – Petar Milošević – Wikimedia commons