4 décembre 2020

Le Loboptère fuyant (Loboptera decipiens), une Blatte rencontrée dans la Drôme

©© byncsa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles – Drôme le 13 juin 2009

Jusqu’alors non identifiée, nous avons le 19 octobre 2020, déterminé cette Blatte rencontrée dans la Drôme le 13 juin 2009. Il s’agit du Loboptère fuyant (Loboptera decipiens). Cette espèce a été décrite par Germar en 1817 et elle appartient à la famille des Ectobidés. Elle est proche du Loboptère des Canaries (Loboptera canariensis) dont elle se distingue clairement par les bandes claires longeant le thorax et l’abdomen et non seulement le thorax. De plus les bandes sont plutôt blanches chez decipiens alors qu’elles tendent à être jaunâtre chez canariensis. Les deux espèces se trouvent en France.

Cette Blatte est (sub)aptère y compris à l’état adulte et mesure entre 8 et 9 mm de long.

iNaturalist indique cette espèce essentiellement dans le Nord du Bassin méditerranéen et de la Mer Noire : Tunisie, Portugal, sud de l’Espagne (sous-espèce nevadensis), Catalogne, sud de la France remontant jusque dans la Drôme, Italie moyenne et méridionale, îles Tyrrhéniennes, Sicile, pour partie en Dalmatie et Albanie, Grèce, Crète, sud-ouest de la Turquie, Chypre et Crimée. Elle est aussi, selon Fauna europaea, présente en Bulgarie et en Roumanie, tout en occupant l’essentiel des Balkans, ainsi que selon le GBIF, aux Açores. Certaines mentions plus au nord jusqu’en Bretagne ou en Angleterre, concernent probablement des individus importés. On l’observe principalement de mars à septembre et dans une moindre mesure en période hivernale.

En France, selon l’INPN, le Loboptère fuyant est présent essentiellement en Provence et remonte dans les terres jusqu’à l’extrême sud de la Drôme. Elle est aussi selon le Monde des Insectes en Ardèche (Berrias-et-Casteljau). Elle paraît par ailleurs éparse en Languedoc-Roussillon et occupe pour partie la Corse, notamment le nord de l’île. Si elle a des tendances littorales, elle s’observe généralement dans les garrigues jusque dans l’arrière pays provençal. Elle est dite très commune dans les garrigues ainsi que de les chênaies d’Yeuses. On la découvre sous les pierres ou les débris. Elle se nourrit de fruits et de débris de la litière.

Photographie d’entête – ©© bync – Simon Popy – France, Hérault le 22 mai 2020 – iNaturalist