4 décembre 2020

Ascalaphes de France

Famille des Ascalaphidés

Jean-Michel Faton et Cyrille Deliry ont œuvré depuis 1999 à l’amélioration des connaissances sur les Ascalaphes de France. La liste des espèces actuellement connues se trouve ci-dessous.

Ordre Neuroptera, Famille des Ascalaphidae Rambur, 1842, Sous-famille des Ascalaphinae Rambur, 1842

  • Bubopsis McLachlan, 1898
    • Bubopsis agrionoides (Rambur, 1838)
  • Deleproctophylla Lefebvre, 1842
    • Deleproctophylla australis (Fabricius, 1787)
    • Deleproctophylla dusmeti (Navás, 1914)
  • Libelloides Schäffer, 1763
    • Libelloides baeticus (Rambur, 1838)
    • Libelloides coccajus (Denis & Schiffermüller, 1775)
    • Libelloides corsicus (Rambur, 1842)
    • Libelloides cunii (de Selys Longchamps, 1880)
    • Libelloides hispanicus (Rambur, 1842)
    • Libelloides ictericus (de Charpentier, 1825)
    • Libelloides lacteus (Brullé, 1832)
    • Libelloides longicornis (Linnaeus, 1764)
    • Libelloides macaronius (Scopoli, 1763)
    • Libelloides petagnae (Costa, 1855)
  • Puer Lefebvre, 1842
    • Puer maculatus (Olivier, 1789)

Présentation et biologie des Ascalaphes

Le mot Ascalaphe vient du grec ancien Ἀσκάλαφος qui signifie « hibou ». Ce nom est porté par des héros de la mythologie antique.

Les Ascalaphes sont apparentés à l’ordre des Névroptères (ou Neuroptères Planipennes), comme les Fourmilions et les Chrysopes en raison des caractéristiques de l’appareil buccal des larves et de leurs ailes membraneuses armées de fortes nervures. Il existe plus de 430 espèces d’Ascalaphidés dans le monde, une dizaine seulement réside en France, essentiellement méridionale. Leur aspect peut être considéré comme intermédiaire entre des Libellules et des Papillons, ce qui leur donne un charme tout particulier. Au repos, ils tiennent leurs ailes en toit, comme les Cigales (Deliry & Faton 2017).

© E.Lambert
Optevoz (Isère) 6 juin 2009
Eclosion des oeufs, vraisemblablement de Libelloides coccajus vu la date

Leurs yeux sont composés et leurs antennes sont très grandes, dilatées dans leur extrémité comme les papillons Rhopalocères. Ce sont des prédateurs dont la bouche est pourvue de fortes mandibules de type broyeur. Les ailes antérieures sont légèrement plus longues que les postérieures qui sont larges et triangulaires. Les Ascalaphes sont les seuls Névroptères à porter des couleurs vives sur leurs ailes : larges zones jaunes ou blanc-crème, tracés noirs souvent caractéristiques de chaque espèce. L’abdomen allongé comprend comme les Libellules 10 segments. Les mâles portent deux cerques poilus. C’est avec ces appendices du dernier segment que les mâles saisissent les femelles en vol. L’activité des Ascalaphes est strictement diurne. Ils ne volent volontiers que sous la chaleur du soleil. Le reste du temps, ils restent agrippés aux grandes herbes, parfois en groupe. Au-delà de 30°C, leur vol devient fulgurant et leur distance de fuite dépasse 5 mètres. Ils chassent et capturent des mouches et autres petits insectes en vol. Les larves ne font pas d’entonnoir comme les Fourmilions, on pense qu’elles vivent dans les anfractuosités des roches de leur habitat. Un rapprochement avec la famille très voisine des Nemopteridae est tentant dans la mesure où comme ces insectes, les larves sont cavernicoles.

Photo de la larve ci-contre
©© bync – Anonyme – Larve (Libelloides)
Monde des Insectes

Les Ascalaphes aiment les coteaux bien exposés, les pelouses rases, les landes, des bords de la mer jusqu’à 2000 m (maximum de 2800 m au Pic du Canigou selon Puissegur 1967). Les graminées semblent appréciées des Ascalaphes comme reposoirs et support de ponte. C’est dans la partie inférieure des chaumes qu’ils fixent leurs oeufs, sur deux rangées parallèles. La larve à une tête armée de longs crochets portant des dents. Elle vit au sol et se déplace vers l’avant sur de courtes pattes. On peut la trouver sous le tapis herbeux ou sous les pierres, surtout dans les endroits secs.

Elle vit deux ans à l’état larvaire, et seulement quelques semaines comme imago volant. La métamorphose a lieu dans un cocon de soie sécrétée par la larve. Un temps d’arrêt de 2 à 3 semaines permet la modification interne du corps de l’insecte. La tête perd ses crochets et l’abdomen s’allonge et s’enroule. Les ailes ne se gonflent qu’après l’éclosion.

L’espèce la plus répandue en France est Libelloides longicornis que l’on reconnaît de loin à la coloration des nervures alaires jaunes. Cette espèce a un vol assez tardif de la mi-juin à début août. Libelloides coccajus est également fréquent dans la moitié Sud de la France, mais remonte moins au Nord. C’est aussi une espèce plus précoce qui vole de la mi-avril à fin juin. (Deliry & Faton 2010).

Détermination des Ascalaphes de France

Piège d’identification
Libelloides coccajus de forme claire à tache noire incomplète
© photo : D.Bogey

Seulement trois espèces sortent des bordures de la Méditerranée et des Pyrénées. Il s’agit de Libelloides coccajus, Libelloides longicornis et Libelloides lacteus. Une clé simple permet de les distinguer tout en soulignant les pièges d’identification. Mais attention dans la Drôme notamment de nouvelles espèces ont été ajoutée il y a peu : Deleproctophylla australis et Puer maculatus.

A. – Libelloides lacteus : la tache noire basilaire de l’aile postérieure n’atteint pas l’angle inférieur de l’aile, jamais en pointe allongée (attention à la couleur, certains individus peuvent être jaune clair !).
B. – Libelloides longicornis : le bout de l’aile est marqué d’un croissant noir (plus au moins marqué, voire absent) et le nervure sont jaunes.
C. – Libelloides coccajus, la tache noire basilaire se termine en pointe et atteint généralement l’angle inférieur de l’aile, toujours en pointe allongée (attention à la couleur, certains individus peuvent être blancs !).
© Jean-Michel Faton
©© bysa – R.Colombo – Enquête sur les Ascalaphes
Planche d’Ascalaphes de van der Weele (1909)

Saisie des données sur les Ascalaphes de France

Le nouveau site Internet Faune France propulsé par la LPO et diverses associations du pays permet désormais la saisie des données sur les Ascalaphes.

Avec l’aimable autorisation de Faune France

Enquête de l’ONEM – Cette enquête a été lancée en 2009. Alors qu’elle était particulièrement bien partie, coordonnée par Raphaël Colombo, l’enquête de l’ONEM est au point mort depuis 2017 et les données ne sont pas validées depuis 2012. Ni les données, ni le site Internet n’est actualisé. Le Comité de coordination est initialement formé par Frédéric Archaux, Raphaël Colombo, Cyrille Deliry, Jean-Michel Faton, Audrey Pichard et David Sautet.

Compléments cartographiques – Base du GBIF

©© bysa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles – Entre Amis
D’après la base du GBIF

Etat des connaissances sur la répartition des espèces en 2007

©© byncsa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles

Némoptéridés, une famille voisine de celle des Ascalaphidés

Les Némoptéridés présentent des ressemblances avec les Ascalaphes et ont comme eux des larves micro-cavernicoles. Les mâles de ces Insectes sont connus pour disperser des phéromones. On trouve en Europe le genre Nemoptera Latreille, 1802. On trouve par exemple Nemoptera bipennis dans la Péninsule ibérique et même en France où elle a été citée par Navás en 1910 de Marseille. On en distingue trois espèces :

  • Nemoptera bipennis (Illiger, 1812) – Péninsule Ibérique, une mention en France.
  • Nemoptera coa (Linnaeus, 1758) – Afrique du Nord, Grèce, Turquie d’Europe.
  • Nemoptera sinuata Olivier, 1811 – Sud des Balkans, Bulgarie, Turquie d’Europe.
Planche de Navás (1910)

Qui est l’Ascalaphe barbarus ?

Ascalaphus barbarus (Linnaeus, 1768) a été décrit sous Myrmeleon barbarum Linnaeus, 1768 dans la douzième édition du Systema Naturae. Il s’agit d’un Ascalaphe qui se trouve en Afrique du Nord, notamment en Algérie.

Mal compris il a été confondu ou redécrit pour de très divers autres taxons, presque toutes les espèces d’Europe y sont passées :
• Ascalaphus barbarus Fabricius, 1775 (nec Linnaeus, 1768) – Libelloides macaronius (Scopoli, 1763)
• Myrmeleon barbarum Sulzer, 1776 (nec Linnaeus, 1768) – Libelloides coccajus (Denis & Schiffermüller, 1775)
• Ascalaphus barbarus Latreille, 1807 (nec Linnaeus, 1768) – Libelloides ictericus (de Charpentier, 1825)
• Ascalaphus barbarus Petagna, 1808 (nec Linnaeus, 1768) – Libelloides latinus (Lefèbvre, 1842) (nomen nudum)
• Ascalaphus barbarus Burmeister, 1839 (nec Linnaeus, 1768) – Libelloides longicornis (Linnaeus, 1764)
• Thelecproctophylla barbara Hagen, 1860 (nec Linnaeus, 1768) – Deleproctophylla australis (Fabricius, 1787)
• Thelecproctophylla barbara Hagen, xxxx [?] [A préciser] (nec 1860, nec Linnaeus, 1768) – Deleproctophylla variegata (Klug, 1834)


Monographies d’espèces

Ascalaphon agrion – Bubopsis agrionoides Rambur, 1838

Planche de Rambur (1838)

Syn. Ascalaphus agrionoides Rambur, 1838, Bubo agrioides Rambur, 1842 (var. orth.), Bubopsis costai Navás, 1912

Si cette espèce est illustrée dans Rambur (1838) sous Ascalaphus agrionoides – illustration vaut théoriquement description à l’époque -, elle est finalement décrite en 1842 sous le nom raccourci Bubo agrioides.

Essentiellement connu dans le département de l’Hérault, mais aussi dans les Pyrénées orientales (Banyuls).

©© byncsa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles

Ce sont des garrigues de faible altitude sur calcaire tout comme des maquis à Bruyères et Callunes sur terrains métamorphiques (schistes par exemple). Elle s’observe du niveau de la mer jusqu’à 1000 m d’altitude (1600 m en Afrique du Nord – Neuropteroidea d’Italia – A.Letardi). Vole de mai à août (Deliry & Faton 2017).

L’espèce est difficile à repérer et les conditions de prospection semblent correspondre à des situations météorologiques particulières. D.Morin a noté l’espèce par température non excessive, soleil voilé et peu de vent, volant au-dessus d’une petite cavité et faisant des va-et-vient à 2-3 m du sol en juillet 2000 ; l’Ascalaphe agrion était absent les jours suivants (Morin & Maldes 2001). D’autres observations ont pu être faites de nuit, les individus attirés par une lumière UV au début du mois de juillet (Schaeffer 1974) ou par des tubes actiniques entre fin juillet et début août (Mazel 2001).

©© bync – Simon Labonne – Hérault, Notre-Dame-de-Londres le 22 juillet 2010 – Monde des Insectes

Ascalaphon méridional – Deleproctophylla australis (Fabricius, 1787)

Syn. Ascalaphus australis Fabricius, 1787, Theleproctophylla australis impar Navás, 1923

©© bynsa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles

Cette espèce n’est connue en France qu’au niveau de la Corse. Rambur (1842) l’indique en outre en Sardaigne. Elle est présente depuis la Corse jusqu’en Grèce et Turquie d’Europe, en passant par l’Italie et la Dalmatie. Localement en France continentale : Alpes-Maritimes (Colombo & al. 2012, Deliry & Faton 2017, hic 2019).

Cartographie ONEM au 18 janvier 2019 – ©© bysa – Enquête sur les Ascalaphes

Prairies sèches, friches, voire les secteurs dunaires, rarement au dessus de 300 m d’altitude, ainsi plutôt dans les plaines proches de la côte (Haupt 1993) (Deliry & Faton 2017).

©© bync – Robin Duborget – Corse, Biguglia le 9 juillet 2014 – Monde des Insectes

Ascalaphon du Midi – Deleproctophylla dusmeti (Navás, 1914)

Syn. Theleproctophylla dusmeti Navás, 1914, Deleproctophylla variegata auct.

©© byncsa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles

Péninsule Ibérique, sud de la France. Depuis l’Hérault aux Alpes-Maritimes ; parfois signalé à tort sous Deleproctophylla australis. Découverte en 2010 dans le sud de la Drôme (M.Tardy – photo ci-dessous) et elle serait même plus au nord dans le département (Deliry & Faton 2010, 2017). C’est cette espèce que Séméria & Berland (1988) désignent sous Theleproctophylla australis pour les localités de Nîmes, Toulon, Cannes. Par contre pour la Corse il s’agit bien de la véritable australis. Ils ajoutent à la confusion avec Theleproctophylla variegata pour Montpellier, la Provence et St Aygulf. Indiquée dans le Vaucluse (2006, B.Lepagnol : Deliry & Faton 2017).

©© byncsa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles
Cartographie ONEM au 18 janvier 2019 – ©© bysa – Enquête sur les Ascalaphes

Vole généralement de fin juin à début août, voire un peu plus tard (Deliry & Faton 2017).

© Y.Braud – Bouches du Rhône
© Marielle Tardy – Secteur de Donzère (Drôme) 9 août 2010

Libelloides Schäffer, 1763

C’est aussi l’Ascalaphus des anciens auteurs européens. En effet le genre Ascalaphus était autrefois aussi appliqué aux espèces européennes aujourd’hui placées dans le genre Libelloides. Tjeder (1972) fait la mutation des espèces Paléarctiques d’Ascalaphes colorés dans le genre Libelloides, le genre Ascalaphus étant réservé à d’autres espèces. Cette mutation commence à être bien suivie dès les années 2000, auparavant il semble que seuls Montserrat et Pantaleoni utilisaient Libelloides.
On trouve souvent par erreur Libelloides Tjeder, 1972 ! Dès 1814, Leach, avait fait un rapprochement entre les deux noms. On a découvert récemment en Europe un véritable Ascalaphus en Sicile (Pantaleoni & al. 2013) [2019]. Les noms scientifiques des Neuroptera ont été finalement revus au niveau international en 1991. Ainsi le genre Ascalaphus semble réservé à des espèces américaines ou extra-européennes, le genre Libelloides concernant les espèces d’Europe. Cela n’est pas sans poser des problèmes aux néophytes car les publications Françaises parlent toutes d’Ascalaphus, alors que les guides récents comme le « Chinery » sont alignés sur la nomenclature internationale.

Ascalaphe bétique – Libelloides baeticus (Rambur, 1838)

Syn. Ascalaphus baeticus Rambur, 1838, Ascalaphus miegei Graells, 1851, Ascalaphus baeticus var. cunii de Selys Longchamps, 1880, Ascalaphus celtibiricus van der Weele, 1909, Ascalaphus cunii prati Navás, 1923, Libelloides baeticus lencinarum Aistleiner, 2015

Si cette espèce est illustrée dans Rambur (1837) – illustration vaut description à l’époque [?] -, elle est finalement décrite en 1842 (hic 2019).

©© byncnd – Susanne Vogel – iNaturalist
©© byncsa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles

Espèce du sud de la Péninsule Ibérique qui aurait été authentifiée en Ardèche (Lerault 1991) (Deliry & Faton 2017) ! Sous cunii (sous-espèce) on trouve des indications douteuses au niveau des piémonts des Pyrénées [2019] ; elle est indiqué comme étant signalée du Midi de la France, mais sans précisions par Séméria & Berland (1988). Ce dernier taxon est traité comme une bonne espèce par Fauna Europaea.

©© bync – Thierry Arbault – Espagne – Flore de France

Ascalaphe souffré – Libelloides coccajus (Denis & Schiffermüller, 1775)

Syn. Libellula spuria Schäffer, 1763 (nomen oblitum), Papilio coccajus Denis & Schiffermüller, 1775 (nomen protectum), Ascalaphus italicus Fabricius, 1781, Ascalaphus meridionalis de Charpentier, 1825, Ascalaphus guttulatus Costa, 1855, Ascalaphus italicus leucocelius Costa, 1855, Ascalaphus libelloides van der Weele, 1909, Ascalaphus italicus costanus Navás, 1919, Ascalaphus libelluloides diaphanus Navás, 1926

L’Ascalaphe souffré est aussi nommé l’Ascalaphe libellule. [Ascalaphus] libelloides ne se trouve pas dans Schäffer (1763) contrairement à ce rapportent certains auteurs, il est dans van der Weele (1909) (Pantaleoni & Loru 2018). Par contre on trouve une description oubliée chez Schäffer sous Libellula spuria (nomen oblitum) (ill. ci-contre). L’hybride entre L.longicornis et L.coccajus existe et est nommé Ascalaphus x risi van der Weele, 1908, désormais Libelloides x risi.

Les grandes taches jaunes et les larges ailes de cette espèce sont bien caractéristiques. Elles lui donnent sa beauté qui ne manque pas d’attirer l’attention des naturalistes et du public en général. Si les individus plus précoces sont jaunes, certains individus de couleur blanc-laiteux apparaissent en cours de saison (forme blanche : leucelius Costa). En de rares localités, ils peuvent devenir majoritaires. Ce même phénomène a été observé en Italie, sans qu’il soit possible de déterminer un gradient géographique ou altitudinal. L’espèce est stable dans les Pyrénées orientales et dans l’Aude où on ne rencontre pas de forme blanche leucelius Costa. Notons que les femelles sont moins marquées que les mâles.

©© bysa – Martin Zahnd – Wikimedia Commons

Espagne (Burmeister 1839) En Europe, l’espèce se trouve au nord de l’Espagne, remonte jusqu’en Allemagne méridionale et quelques points d’Europe centrale, ainsi que localisé au nord de la péninsule italienne et en Sicile. En France : cet Ascalaphe est présent des Pyrénées aux Alpes et le Jura en passant par le sud du Massif Central et la Vallée du Rhône. Il monte plus au nord, mais est particulièrement rare alors et localisée dans les habitats les plus thermophiles. Rare à très rare dans divers départements (en jaune clair sur la carte) (Deliry & Faton 2017).

L’espèce se trouve au nord de l’Espagne, remonte jusqu’en Allemagne méridionale, ainsi que localisé au nord de la péninsule italienne et en Sicile.

Cartographie drômoise (état 2006)
© J.M.Faton & R.Matthieu

Il est présent des Pyrénées aux Alpes et le Jura en passant par le sud du Massif Central et la Vallée du Rhône. Ce grand Ascalaphe remonte moins que Libelloides longicornis dans le Nord-Ouest de la France, mais semble plus fréquente dans l’Est. Il faudrait préciser et actualiser la connaissance de la répartition, notamment dans l’Ouest où il devrait être présente jusqu’aux rivages de l’Atlantique. Ain, Alpes Maritimes, Ardèche, Ariège (Puissegur 1967), Aube (2005, V.Ternois : Deliry & Faton 2017), Aude (Puissegur 1967 ; Mazel 2001), Alpes de Haute Provence, Hautes Alpes, Bouches du Rhône (Puissegur 1967), Cher (S.Gressetette : Deliry & Faton 2017), Côte d’Or, Doub (Bitsch 1963), Drôme, Gard (Puissegur 1967), Gers (2006, Deliry & Faton 2017), Haute Garonne (Puissegur 1967), Haute Marne (2004, R.Leconte : Deliry & Faton 2017), Haut Rhin (Bitsch 1963), Haute Saône (1978, P.Vian : Deliry & Faton 2017), Landes (2002, T.Galetier : Deliry & Faton 2017), Loiret (2006, F.Archaux : Deliry & Faton 2017), Lozère (Puissegur 1967), Nièvre (Boitier & Dupuy 1998), Puy de Dôme (Boitier in Deliry & Faton 2017), Pyrénées orientales (Puissegur 1967 ; Mazel 2001), Saône et Loire, Var (Puissegur 1967). Serait aussi vers Paris (Bitsch, 1963).Il est présent des Pyrénées aux Alpes et le Jura en passant par le sud du Massif Central et la Vallée du Rhône. Ce grand Ascalaphe remonte moins que L. longicornis dans le Nord-Ouest de la France, mais semble plus fréquente dans l’Est. Il faudrait préciser et actualiser la connaissance de la répartition, notamment dans l’Ouest où il devrait être présente jusqu’aux rivages de l’Atlantique. Ain, Alpes Maritimes, Ardèche, Ariège (Puissegur 1967), Aude (Puissegur 1967 ; Mazel 2001), Alpes de Haute Provence, Hautes Alpes, Bouches du Rhône (Puissegur 1967), Côte d’Or, Doub (Bitsch 1963), Drôme, Gard, Haute Garonne, Lozère (Puissegur 1967), Pyrénées orientales (Puissegur 1967 ; Mazel 2001), Haut Rhin (Bitsch 1963), Saône et Loire, Var (Puissegur 1967). Serait aussi vers Paris (Bitsch 1963).

©© bysa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles
©© bysa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles

Des mentions plus au nord concernent pour partie de nouvelles stations et peut-être une colonisation du territoire.

Pas de milieu très particulier, autant dans les forêts claires que dans les zones ouvertes, dans la végétation épaisse ou sur les éboulis. Il fréquente les milieux herbacés en pays calcaire ou sur sols acides, de très secs à franchement humides entre 300 et 1500 m d’altitude (Mazel, 2001). Il peut être très abondant localement, dans des secteurs riches en orchidées et papillons. Les versants bien exposés et rocheux sont abondamment fréquentés sur calcaire, basalte ou granite. Puisségur (1967) signale que L. longicornis fréquente également des près salés des basses plaines languedociennes, localités où il n’a pas rencontré L. coccajus. La présence de rochers est probablement plus importante pour cette dernière.

Vole à partir de mai, mais surtout en juin et jusqu’à juillet plus haut en altitude. A Hyères l’espèce était relativement abondante le 4 avril 2002, alors que totalement absente pendant la période du 16 au 18 avril 2003 (A.Blasco). Ceci suggère-t-il une période de vol très brève, une variation inter-annuelle des effectifs ou des dates ? Premier individu noté le 13 avril 2003 à St André en Royans (38 – R.Gonzalez). Premiers individus (15 !) notés à la Baume Cornillane le 19 avril 2003 (26 – J.M.Faton). Noté le 24 avril 2003 dans la Basse Vallée de l’Ain (01 – D.Genoud). Elle est annoncée de la mi avril à mi (fin) juin ; l’espèce vole en compagnie de L.longicornis qui fréquente les mêmes milieux sur une courte période potentielle d’une quinzaine de jours au mois de juin (J.M.Faton).

© F.Archaux – Photographie historique du 26 juin 2006, Nogent sur Vernisson (Loiret)

Ascalaphe de Corse – Libelloides corsicus (Rambur, 1842)

Syn. Ascalaphus corsicus Rambur, 1842, Ascalaphus icterus corsicus Rambur, 1842

©© byncsa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles

Souvent traitée comme une sous-espèce de Libelloides ictericus [2019]. L’adoption du niveau spécifique pour cette forme souvent rangée dans l’espèce Libelloides ictericus est arbitraire selon Mazel (2001).

Une grande homogénéité chromatique avec des variantes de couleur brune ou noirâtre avec une tache basale dont la pointe médiane postérieure rejoint plus ou moins la tache subapicale elle-même plus ou moins enfumée (Puissegur, 1967).

©© bysa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles

Corse (Forêt de Sabinetto) (Puissegur, 1967). Corse, Sardaigne et Capraia (hic 2019). S’observe du niveau de la mer jusqu’à 1100 m d’altitude. Période de vol de mai à juillet (Deliry & Faton 2010).

Cartographie ONEM au 18 janvier 2019 – ©© bysa – Enquête sur les Ascalaphes
©© bync – Robin Duborget – Corse, St Florent le 27 juin 2013 – Monde des Insectes

Ascalaphe d’Espagne [2020] – Libelloides cunii (de Selys Longchamps, 1880)

Etat des connaissances en 2009
©© byncsa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles

La confusion semble possible avec quelques exemplaires jaunâtres d’Libelloides lacteus. L’espèce présente une faible variabilité chromatique (tache noire basilaire postérieure) par contre la couleur des régions claires va du jaune franc au jaune clair, voire blanc laiteux comme Libelloides lacteus (Puissegur, 1967).

Cette espèce n’est de fait pas clairement confirmée en France. Elle est toutefois connue en Espagne à 25 km de notre frontière (Huesca et Catalogne). Sa présence paraît possible si on se réfère à des auteurs anciens. En effet signalée dans le « Sud de la France » par Lacroix et Bertrand écrit : « Signalé du Midi de la France, mais sans précision. Rare. » (in Puissegur, 1967). Ce dernier auteur envisage que ces mentions puissent correspondre à de possibles individus erratiques, son appartenance à la faune autochtone n’est nullement certaine. Des confusions pourraient aussi être possibles.

L’espèce habite des biotopes chauds et est à rechercher dans l’Aude et les Pyrénées orientales, lieux toutefois où Puissegur (1967) ne l’a jamais rencontrée malgré de fréquentes prospections.

Ascalaphe d’Ibérie – Libelloides hispanicus (Rambur, 1842)

Syn. Ascalaphus hispanicus Rambur, 1842, Ascalaphus hispanicus fumatus Navás, 1919

Peu de variations chromatiques, les couleurs tendant chez certains individus vers le roux ou le grisâtre, peut être en fonction de l’âge (Puissegur 1967).

©© bysa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles

Espagne, Madrid (Rambur 1842).

Peu répandue en France, endémique ibérique passant la frontière en quelques points seulement, les colonies sont plus ou moins espacées dans les Pyrénées (Deliry & Faton 2017). Aude (Mazel 2001), Pyrénées orientales (Puissegur 1967) (Deliry & Faton 2010). Séméria & Berland (1988) connaissent l’espèce de Pau, Orédon et Vernet les Bains.Les mentions sur les autres départements sont postérieures à 2009 et concernent l’enquête nationale sur les Ascalaphes (hic 2019).

Peu répandue, endémique ibérique passant la frontière en quelques points seulement, les colonies sont plus ou moins espacées dans les Pyrénées (Puissegur 1967). A partir du centre et du nord est de l’Espagne, l’espèce remonte jusqu’aux Pyrénées atteignant le Roussillon. Aude (Mazel 2001), Pyrénées orientales (Puissegur 1967 ; Mazel 2001).

©© bysa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles
Cartographie ONEM au 18 janvier 2019 – ©© bysa – Enquête sur les Ascalaphes

Eclaircies herbeuses entre des zones arbustives, lisères de pinèdes claires ou trouées de formations forestières plus fermées. Milieux chauds à assez humides, souvent maquis de Cistes à feuilles de lauriers sur arènes granitiques ou gneissiques (Mazel 2001).

© Thomas Moreau – 1 mâle, Nohèdes (Pyrénées-Orientales)

Ascalaphe loriot – Libelloides ictericus (de Charpentier, 1825)

Syn. – Ascalaphus barbarus Latreille, 1807 (nec Linnaeus, 1768), Ascalaphus icterus de Charpentier, 1825, Ascalaphus ictericus atlanticus Navás, 1913. On trouve parfois la variante orthographique icterus.

Cette petite espèce est plus terne que les autres Ascalaphes fréquents en France. L’Ascalaphe loriot présente une variation stationnelle au niveau de la taille, de l’extension et de la conformation des taches sombres, surtout aux ailes postérieures (Mazel, 2001). La sous-espèce corsicus est parfois élevée de manière arbitraire selon Mazel (2001) au niveau spécifique. L’espèce présente une grande homogénéité chromatique avec des variations d’intensité de couleur brune ou noirâtre (Puissegur, 1967).

©© byncsa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles

Espèce assez commune dans le Midi de la France (Hyères) (Rambur 1842), Espagne et Portugal (Burmeister 1839).

Afrique du Nord depuis la Libye au Maghreb. Péninsule ibérique et sud de la France, Corse, Sicile. Découverte dans les Alpes-de-Haute-Provence en 2008 par Y.Dubois (Ecosphère – Photo ci-dessous). Plusieurs sous-espèces sont indiquées (Deliry & Faton 2017).

Sud de la Crau, le 9 juin 2003
© Jean-Michel Faton et Josselin Arnaud

Hérault, Aude, Pyrénées orientales (Mazel, 2001), Gard et Var, ainsi que quelques rares points en outre en Provence (Puissegur, 1967). Plusieurs mentions dans les Bouches-du-Rhône indiquent que l’espèce y semble bien représentée (1947, Timon David), elle est tout à fait bien connue dans ce département, commun en Camargue et autour de l’étang de Berre (A.Blasco) : noté à Marignane (3/5/1947 – Vallon du Pilon du Roy – Timon David), 1 le 12 juin 1998 vers le bassin du Réaltor, 1 le 5 juin 1999 (photographié) à St Chamas (S.Bence), 3 le 20 juin 2002 en Crau (A.Blasco), 2 jeunes subémergeants début juin 2003 en Crau (J.M.Faton, A.Josselin ; photographié). Découvert le 16 juin 2008 à Sainte Tulle (Alpes de Haute Provence), Les Eyguestre sur une prairie humide assez maigre de la Vallée de la Durance (Y.Dubois, Ecosphère ; photo plus bas). (Deliry & Faton 2010). Les mentions sur les autres départements sont postérieures à 2009 et concernent l’enquête nationale sur les Ascalaphes [2019]. Séméria & Berland (1988) connaissent l’espèce dans le Midi de la France : Estérel (Colas, juillet 1938), Cavalaire (Berland, juin 1922), Hyères (Rambur 1842), Marignane (Timon-David, 3 juin 1947), commune en juin-juillet à Banyuls (J.Aubert). On trouve en Corse une espèce très voisine avec Libelloides corsicus.

© Y.Dubois, Ecosphère – Ste Tulle (Alpes-de-Haute-Provence) le 16 juin 2008
©© bysa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles

Dans le Var la capture de cette espèce à Hyères a été faite sur le même biotope que Libelloides coccajus, c’est à dire d’anciennes terrasses cultivées, en friche depuis 6 ou 7 ans, et couvertes d’une végétation de plantes hautes. Alors qu’au début Mai il n’y avait que coccajus (abondant) sans ictericus, le 19 juin 2002 c’est le contraire il n’y a qu’ictericus (abondant), et coccajus n’est plus présent (A.Blasco).

Cartographie ONEM au 18 janvier 2019 – ©© bysa – Enquête sur les Ascalaphes

Espèce présente à basses altitudes, jusque sur le pourtour des étangs côtiers : prairies post-halophiles ou formations tolérant une faible salinité avec Tamaris, Juncus acutusJuncus maritimus, etc. Présente aussi sur des pelouses xérophiles sur calcaire. Elle est essentiellement littorale mais peut monter jusqu’à 1000 m d’altitude (Mazel 2001). Vole de mai à début juillet, essentiellement en juin (Deliry & Faton 2017).

Ascalaphe ottoman – Libelloides lacteus (Brullé, 1832)

Syn. Ascalaphus lacteus Brullé, 1832,  Ascalaphus ottomanus Germar in Ahrens, 1839, Ascalaphus expansus Gerstäcker, 1885, Ascalaphus dalmaticus van der Weele, 1909, Ascalaphus weelei Navás, 1925, Ascalaphus ottomanus klapaleki Táborský, 1936, Libelloides lacteus simbruinus Aistleitner, 2007

Ce taxon est régulièrement présenté dans la littérature sous Libelloides ottomanus (Germar, 1817). Cette description est parue dans un document fleuve de la Fauna Insectorum Europaea sous la coordination d’Ahrens, édité entre 1812 et 1847 et plus particulièrement dans le fasc.21, or, ce dernier a été selon nos recherches publié en 1839. Bien que nous n’ayons pu vérifier la date exacte de la publication on trouve en effet aussi Libelloides ottomanus (Germar, 1839). Nous avons constaté que le fasc.3 avait été publié en 1817 et nous en sommes déjà à 1837 pour le fasc.17. Avec ce dernier on est déjà au-delà de a date de publication de l’Ascalaphus lacteus par Brullé en 1832. Nous trouvons ici quelques justifications au choix du nom Libelloides lacteus (Brullé, 1832) fait par quelques auteurs modernes. En conclusions nous avons : Ascalaphus ottomanus Germar, 1839 [in Ahrens, 1812-1847 – Fauna Insectorum Europae, fasc.21 (1839)] (Deliry & Faton 2017).

Cette belle espèce est seulement présente dans le Sud-Est en France. Avec Libelloides coccajus c’est le seul ascalaphe qui peut être blanc-crème. La distinction entre les deux espèces est un peu délicate est nécessite la capture des insectes, au moins pour les stations où l’espèce n’est pas connue. L’espèce semble très constante. Il existe toutefois des exemplaires jaune clair, intermédiaires avec le blanc laiteux typique et le jaune soufre de Libelloides coccajus notamment dans la Alpes de Haute Provence (var. citrinus).

Oroméditerranéenne orientale. L’espèce est présente dans la partie méridionale de la péninsule italienne, en Dalmatie, les Balkans et en Turquie.

©© byncsa – Cyrille Deliry – Histoire Naturelle

Depuis la Provence (population supposée disjointe) jusqu’en Asie Mineure. L’espèce est présente dans la partie méridionale de la péninsule italienne, en Dalmatie (erronée en Slovénie), les Balkans et en Turquie. Sa répartition est relativement étendue par rapport aux autres espèces de Libelloides. En France, l’essentiel de la population connue actuellement est localisée en moyenne altitude dans les Alpes méridionales. La limite Nord connue est le Queyras dans les Hautes Alpes et le Haut-Diois dans la Drôme. Découverte dans le sud de l’Isère en 2016 (Deliry & Faton 2017).

Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Drôme (Puissegur 1967), Vaucluse (Séméria & Berland 1988) (Deliry & Faton 2010). Les mentions sur les autres départements sont postérieures à 2009 et concernent l’enquête nationale sur les Ascalaphes (hic 2019).
Séméria & Berland (1988) n’indiquent l’espèce que de quelques localités et dates : St Martin Vésubie (juin 1921, J.Surcouf), Mont Ventoux (juillet 1909), Cavalaire (juin 1929), la Saint Baume (mai 1945).

Cartographie drômoise (état 2006)
© J.M.Faton & R.Matthieu

Alpes de Haute-Provence (Puissegur, 1967 ; Mazel, 2001), Alpes-Maritimes (Bitsch, 1963 ; Puissegur, 1967 ; Mazel, 2001), Drôme (Puissegur, 1967 ; Mazel, 2001), données anciennes dans les Bouches-du-Rhône (Ste Baume), le Vaucluse (Mont Ventoux) et le Var (Cavalaire) (Séméria & Berland, 1988). Serait à rechercher à l’ouest du Rhône par exemple sur la montagne de Crussol (Puissegur, 1967). La limite Nord connue est le Queyras dans les Hautes-Alpes et le Haut-Diois dans la Drôme. Sa présence dans le Vercors est actuellement recherchée. L’essentiel de la population connue actuellement est localisée en moyenne altitude dans les Alpes méridionales.

En France, l’espèce est présente dans des formations de moyennes altitudes sub-méditerranéennes, jusqu’aux pelouses et landes plus montagnardes (jusqu’à 1500 m.) dans les Alpes-Maritimes. Sa présente en zone strictement méditerranéenne n’est pas établie. Les habitats rocheux et d’éboulis semblent nécessaires au développement des larves.

Cartographie ONEM au 18 janvier 2019 – ©© bysa – Enquête sur les Ascalaphes
Photographie historique de Libelloides ottomanus
découvert dans le Vercors © R.Matthieu

En France, l’espèce est présente dans des formations ouvertes de moyennes altitudes sub-méditerranéennes, jusqu’aux pelouses et landes plus montagnardes (jusqu’à 1500 m.) dans les Alpes-Maritimes. Les habitats rocheux et d’éboulis semblent nécessaires au développement des larves. Vole entre mai et juillet (Deliry & Faton 2010, 2017).

© Guy Bourderionnet – Rémuzat (26) le 24 mai 2006
©© bync – Vincent Thary – Vaucluse le 5 mai 2015 – Monde des Insectes
©© bync – Thierry Arbault – Flore de France
©© bync – Thierry Arbault – Flore de France

Ascalaphe ambré – Libelloides longicornis (Linnaeus, 1764)

Syn. Hemerobius longicornis Linnaeus, 1764, Ascalaphus longicornis (Linnaeus, 1764), Ascalaphus italicus Olivier, 1789 (nec Fabricius, 1781), Libelloides longicornis var. c-nigrum Latreille, 1807, Ascalaphus barbarus Burmeister, 1839 (nec Linnaeus, 1768), Ascalaphus macaronius Meyer-Dür, 1877 (nec Scopoli, 1763), Ascalaphus libelluloides bolivari van der Weele, 1909, Ascalaphus longicornis c-disjunctus Puisségur, 1968, Ascalaphus longicornis montanus Monserrat, 1977, Libelloides longicornis aspoeckiaspoeckaeque Aistleitner, 1980, Libelloides longicornis boixolsius Aistleitner, 1980, Libelloides longicornis penibeticus Aistleitner, 1980, Libelloides longicornis ramiroi Aistleitner, 1980, Libelloides longicornis veronensis Aistleitner, 1981, Ascalaphus macaronius auct.

©© bync – Thierry Arbault – Jeune individu – Flore de France
Col du Noyer (Hautes-Alpes) le 5 juillet 2009
©© byncsa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles

Aussi nommé Ascalaphe septentrional, l’Ascalaphe ambré présente deux sous-espèces : L.longicornis bolivari van der Weele (sensu Puissegur inclus dans L.l.bolivari sensu princeps) : Languedoc et Roussillon au nord de l’Espagne et L.longicornis c-nigrum Latreille (syn. (?) disjunctus Puissegur) : ailleurs. Toutefois des variants sans « c » caractéristique de cette dernière sous-espèce sont connus dans le Massif Central notamment dans l’Aveyron. La sous-espèce bolivari est très marquée à ce niveau, la tache étant fermée en « o » vers l’apex de l’aile. L’hybride entre longicornis et coccajus existe et est nommé Ascalaphus x risi van der Weele, 1909.

©© byncsa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles

L’espèce se trouve dans la péninsule Ibérique, le sud de l’Italie et localement en Dalmatie. Elle est localisée en Allemagne occidentale. Surtout dans le Midi de la France, mais elle se propage dans le nord (Fontainebleau), Espagne (Rambur 1842).
L’espèce se trouve dans la péninsule Ibérique, en Italie (Deliry & Faton 2017), découverte en Slovénie (Devetak 2007), Sicile. Elle est localisée en Allemagne occidentale. Bien que remontant jusque dans les Ardennes en France, l’espèce n’est pas signalée ni en Belgique, ni dans le Luxembourg. C’est l’espèce la plus répandue en France, des calanques de Cassis aux coteaux ensoleillés de la Seine à la Normandie. Elle semble particulièrement rare dans bon nombre de départements (vert clair sur la carte) (Deliry & Faton 2017, hic 2019).

Ibéro-celtique. C’est l’espèce la plus répandue en France, des calanques de Cassis aux coteaux ensoleillés de la Seine aux portes de la Normandie. Les données récentes dans la partie Est de sa répartition sont cependant rares, ainsi que dans l’Ouest. La carte souligne la nécessité d’entreprendre un travail national sur la répartition des Ascalaphes. Remy (1948) le signale en Normandie, Touraine, Champagne, Ardennes et Sud de l’Alsace.

Etat des connaissances en 2009
©© byncsa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles
Etat des connaissances en 2017
©© byncsa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles
© J.P.Garnier – Découverte dans les Deux-Sèvres en 2005
Photographie historique

Aisne (1999, MF : Archaux & al. 2011), Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes (Bitsch 1963), sud de l’Alsace (Rémy 1948), Ardèche (Puissegur 1964), Ardennes (avant 1948, PR : Archaux & al. 2011), Ariège (Puissegur 1967), Aube (1995 : Leconte 2009), Aude (Puissegur 1967), Aveyron (Puissegur 1967), Auvergne (assez commune : B.Gillard, in litt.), Charente (2000, F.Herbrecht : Deliry & Faton 2010), Charente-Maritime (P.Jourde : Deliry & Faton 2010), Cher (2005, B.Rochelet : Deliry & Faton 2010 ; 2005, SGr : Archaux & al. 2011), Côte-d’Or (1924 : Bitsch 1963), Deux-Sèvres (2005, J.P.Garnier : Deliry & Faton 2010), Doubs (Bitsch 1963), Drôme (Puissegur 1963), Essone (1845, APi : Archaux & al. 2011 ; espèce commune), Eure (1928 : Gadeau de Kerville in Séméria & Berland 1988 ; précisé RO : Archaux & al. 2011), Eure-et-Loir (1846, EBLC : Archaux & al. 2011 ; 2004, J.P.Garnier : Deliry & Faton 2010), Gard (Puissegur 1967), Haut-Rhin (avant 1948, PR : Archaux & al. 2011 ; Bitsch 1963), Haute-Marne (1970, HI : Archaux & al. 2011), Haute-Saône (1978, P.Vian : Deliry & Faton 2010), Hautes-Alpes (Puissegur 1967), Hérault (Puissegur 1967), Indre (2005, B.Rochelet : Deliry & Faton 2010), Indre-et-Loire (1906, CAl : Archaux & al. 2011 ; 2006, B.Rochelet : Deliry & Faton 2010), Jura (1992, JeB : Archaux & al. 2011), Loir-et-Cher (1982, ClA, GLu : Archaux & al. 2011), Loiret (avant 1888, ALC, GAP : Archaux & al. 2011), Lot (2005, N.Komeza : Deliry & Faton 2010), Lozère (Puissegur 1967), Maine-et-Loire (1870, PAMLT : Archaux & al. 2011 ; F.Herbrecht, in litt., F.Noël : Deliry & Faton 2010), Marne (1908, LDe : Archaux & al. 2011) – n’a pas été revu depuis 1948 -, Meurthe-et-Moselle (1994 : Jacquemin & Sardet 2003), Meuse (1967 : Archaux & al. 2011 ; 1986 : Jacquemin & Sardet 2003), Puy-de-Drôme (1951 : Hovasse 1957 ; rare : E.Boitier, in litt.), Pyrénées-Orientales (Puissegur 1967), Sarthe (2005, ALa, GH : Archaux & al. 2011), Saône-et-Loire (2008, RE : Archaux & al. 2011), Seine-et-Marne (1855, EDS : Archaux & al. 2011), Vienne (2006, B.Rochelet : Deliry & Faton 2010), Vosges (1999 : Jacquemin & Sardet 2003), Yonne (1984, RE : Archaux & al. 2011), Yvelines (2009, SG : Archaux & al. 2011). Les mentions sur les autres départements sont postérieures à 2009 et concernent essentiellement l’enquête nationale de l’ONEM sur les Ascalaphes. On trouve ainsi les départements de l’Ain, du Cantal, la Creuse, du Doubs, la Haute-Loire, la Loire, la Savoie, la Haute-Savoie, etc. qui sont autant de localités non traitées par la littérature.

Cartographie drômoise (état 2006)
© J.M.Faton & R.Matthieu

Si les observation de l’Ascalaphe ambré semblent localisées dans la proche région parisienne au XIXe siècle, les connaissances antérieures comparées à celles postérieures à 2000 ne montrent pas de différences significatives de répartition, sinon une simple augmentation du nombre de mentions (voir Archaux & al. 2011) ce qui pourrait correspondre à une augmentation des populations, mais ces mêmes auteurs pensent que les populations orientales sont en déclin. La stabilité géographique est confirmé si on se base sur Séméria & Berland (1988) qui donnent cet Ascalaphe dans l’ensemble de la France jusqu’à la région parisienne. Ils précisent Gadeau de Kerville qui signalait l’espèce en Normandie sur des coteaux calcaires en bordure de la forêt de Louviers (juillet 1928) ; elle y est toujours probablement. Elle est par contre, en forte régression en Charente-Maritime, suite à la fermeture des pelouses calcicoles, cet Ascalaphe est inscrit sur la liste des espèces déterminantes de Poitou-Charente avec l’espoir d’organiser des actions de conservation sur plusieurs de ses localités (P.Jourde, com.pers.).

Cartographie ONEM au 18 janvier 2019 – ©© bysa – Enquête sur les Ascalaphes

Dans la partie septentrionale de sa répartition, il se rencontre volontiers dans les landes et pelouses à Brome érigé (Bromus erectus) des coteaux calcaires. Plus au Sud, Puisségur (1967) signale que L. longicornis et Libelloides coccajus semblent avoir des exigences et des tolérances voisines et sont souvent associés dans les mêmes habitats. On les rencontre dans les pelouses méso-hydrophyles et mésophiles, dans différences prairies de montagne en lisières des boisements de hêtre, sapins ou mélèze, plus bas, les landes et pelouses meso-xérophiles, plus au moins colonisée par le Pin sylvestre sont également attractives. Les formations plus fermées de garrigue ou de maquis sont moins favorables. L’espèce est notée de 100 à 1700 m et plus d’altitude (Deliry & Faton 2017). L’espèce est tardive. La période de vol est annoncée de la mi (début) juin à début août ; l’espèce vole en compagnie de Libelloides coccajus qui fréquente les mêmes milieux sur une courte période potentielle d’une quinzaine de jours au mois de juin (J.M.Faton). La coloration des nervures en jaune est reconnaissable de loin et en vol. Selon les régions, l’étendue de la tache en demi-lune sur l’aile postérieure est variable, les différents auteurs constatant que certains exemplaires du Sud et de l’Ouest du massif central ont une tâche mince et interrompue (voire quasi absente dans l’Hérault).

© F.Herbrecht – Puymouen (Charente) en août 2000 – Photographie historique

Ascalaphe oriental – Libelloides macaronius (Scopoli, 1763)

Syn. Papilio macaronius Scopoli, 1763, Myrmeleon kolyvanense Laxman, 1770, Ascalaphus barbarus Fabricius, 1775 (nec Linnaeus, 1768), Ascalaphus oculatus Brullé, 1832, Ascalaphus longicornis Burmeister, 1839 (nec Linnaeus, 1764), Ascalaphus hungaricus Rambur, 1842, Ascalaphus macaronius var. pupillatus Rambur, 1842, Ascalaphus intemedius Ménétriès, 1848, Ascalaphus dubius Eversman, 1850, Ascalaphus kolyvanense var. ponticus McLachlan, 1876, Ascalaphus asiaticus van der Weele, 1909, Ascalaphus macaronius var. trimaculatus van der Weele, 1909, Ascalaphus macaronius var. trucestanicus van der Weele, 1909, Ascalaphus libelluloides albida van der Weele, 1909

  • Libelloides macaronius f. macaronius (Scopoli, 1763)
  • Libelloides macaronius f. kolyvanensis [A préciser]

Libelloides macaronius a été notée, et souvent, par erreur en France, c’est une espèce présente depuis l’Autriche et les Balkans à l’Asie centrale et l’Iran (Deliry & Faton 2017). Chypre, commune en Slovénie où on trouve aussi des hybrides avec Libelloides longicornis. Elle est même indiquée jusqu’en Chine.

La lecture attentive de Séméria & Berland (1988) permet de constater que la forme kolyvanensis a été cité des Alpes-Maritimes par van der Weele et de Cannes par Rémy. Ces observations pourraient être authentiques et ramener l’espèce dans la Faune de France, d’où on l’a trop vite écartée sur la base de multiples mentions erronées données par ailleurs. L’INPN rapporte une indication des Calanques de Marseille. Contacts pris avec le Parc National, il s’agit bien d’une erreur et la donnée doit être supprimée.

Se trouve dans divers biotopes depuis la plaine à la montagne dans des secteurs herbacés notamment dans les zones de steppes.

© P.Dubois (Monts Sneznik vers la Volovja reber, Slovénie – 19 juillet 2007)

Ascalaphe d’Italie – Libelloides petagnae (Costa, 1855)

Syn. Ascalaphus barbarus Petagna, 1786 (nec Linnaeus, 1768), Ascalaphus italicus Cirillo, 1787 (nec Fabricius, 1781), Ascalaphus latinus Lefèbvre, 1842 (nomen nudum), Libelloides latinus (Lefèbvre, 1842) (nomen nudum), Ascalaphus petagnae Costa, 1855

Cartographie ONEM au 18 janvier 2019 – ©© bysa – Enquête sur les Ascalaphes
©© byncsa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles

Le nom scientifique de cette espèce est discuté et présenté par Pantlaeoni & Letardi (2002). Malgré leur démonstration, il me semble que Libelloides petagnae (Costa, 1855) est plus juste.

Séméria & Berland (1988) avaient déjà signalé cette espèce de Monaco sous Ascalaphus italicus. Italie, très localement en France en de rares points des Alpes-Maritimes (Colombo & al. 2012, Billy & Rey 2014, Deliry & Faton 2017).

©© bysa – David Ottero – Wikimedia Commons

Ascalaphon moucheté – Puer maculatus (Olivier, 1789)

Syn. – Ascalaphus maculatus Olivier, 1789, Ascalaphus niger Borkhausen, 1791

Le « père » de cet Insecte, Guillaume-Antoine Olivier est un naturaliste et entomologue français. Il rédige ou coordonne de monumentales synthèses sur les Insectes entre 1789 et 1825. Il est engagé par Jean-Baptiste Gigot d’Orcy détenteur d’un très riche cabinet de curiosités naturalistes qui lui a fourni, entre autres, le fameux Ascalaphe moucheté dont nous parlons ici. L’individu de la description initiale venait d’Avignon.

©© bysa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles

Rare dans le Midi de la France, notamment vers Hyères (Rambur 1842). Espèce très discrète, endémique du Midi de la France. Les observations récentes ont étendu son aire jusqu’au sud de la Drôme (Deliry & Faton 2017) [2]. Berlan & Séméria (1988) ne connaissaient l’espèce que de Nîmes, Marseille et Hyères. Elle est dans les Bouches du Rhône, le Gard (auct.), l’Hérault (Morin & Maldes 2001), les Pyrénées Orientales (Deguergue), le Var (auct.).

Si en 1988, Séméria & Berlan connaissaient l’Ascalaphon moucheté uniquement de Nîmes, Marseille et Hyères, ils avaient oublié que dans la description initiale d’Olivier il s’agissait aussi d’Avignon. Depuis ce petit Insecte a été observé çà et là depuis le Roussillon jusque dans le Var et les Alpes-de-Haute-Provence et fait inattendu dans le sud du département de la Drôme. Sa répartition est limitée au sud de la France et à l’Espagne. L’Ascalaphon moucheté n’est connu nulle par ailleurs dans le Monde : c’est une espèce endémique. Elle est très discrète et difficile à détecter.

Cartographie ONEM au 18 janvier 2019 – ©© bysa – Enquête sur les Ascalaphes
©© bysa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles

Observé tant sur des terrains de lapiaz à végétation rare, que sur Gneiss jusqu’à une altitude de 700 m (Deliry & Faton 2017).

L’espèce paraît vraiment fantomatique en vol. Elle peut patrouiller à la manière de certaines libellules à 1 m environ du sol (Mazel, 2001). Au repos elle se tient posée le long de tiges de graminées ou de tiges sèches et verticales de certains arbustes. A rechercher alors au début de pluies légères.

©© bync – Vincent Derreumaux – Alpes-de-Haute-Provence, Cruis le 24 juillet 2009

Références

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  • Badano D. & Pantaleoni R.A. 2014 – The Larvae of European Ascalaphidae (Neuroptera). – Zootaxa, 3796 (2). – PDF LINK
  • Billy F. & Rey E. 2014 – Découverte d’une seconde localité française de Libelloides latinus (Lefèvre, 1842)(Neuroptera, Ascalaphidae). – Rare, XXIII (3).
  • Bitch J. 1963 – Captures d’Ascalaphes dans l’Est, le Sud-Est et le centre de la France. – Bull. Soc. Ent. Fr., 68 : 113-116.
  • Boitier E. 2008 – Moments d’Ascalaphes. – Image & Nature, Spécial nº3 : 32-35. – ONLINE
  • Boitier E. & Dupuy D. 1998 – Sur la présence dans la Nièvre de deux espèces d’affinités méridionales : le Pouillot de Bonelli, Phylloscopus bonelli (Vieill.), et l’Ascalaphe souffré, Ascalaphus libelloides Schaffer – Nature Nièvre, 6 : 10-12.
  • Burmeister H. 1839 – Handbuch der Entomologie. – Enslin, Berlin : Libellulina : 805-862.
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  • Colombo R. (coord.) 2011 – Enquête Ascalaphes. Avis de recherche n°13 – ONEM, Association l’Ascalaphe. – PDF
  • Colombo R. & Deliry C. 2011 – Clef des ascalaphes d’Europe Occidentale. – Online.
  • Colombo R. & al. 2012 – Redécouverte de deux nouvelles espèces d’Ascalaphes (Neuroptera-Ascalaphidae) en France continentale, Deleproctophylla australis (Fabricius, 1787) et Libelloides latinus (Lefèbvre, 1842). – Nature de Provence, 2012 (1) : 123-127.
  • Costa O.G. 1855 – Fauna del regno di Napoli. – Azzolino.
  • d’Hont J.L 2006 – Note sur les Ascalaphes de Dordogne (Neuroptera Ascalaphidae). – L’Entomologiste, 62 (3/4). – PDF LINK
  • de Charpentier T. 1825 – Horae entomologicae. – Wratislaviae.
  • Deliry C. & Faton J.M. 2007 – Histoire Naturelle des Ascalaphes de France. – Document PDF. – PDF
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 The owl-fly Libelloides macaronius homepage [Lien perdu] – Archive PDF

Pour aller plus loin… les Ascalaphes du Monde