2 décembre 2020

Il y a pas (qu’)un Chat ! Quoique…

Image mise en avant – ©© bysa – A.Houšková – Wikimedia commons

Que ce soit le Chat domestique, le Chat forestier ou le Chat ganté, chacun appartient à l’ensemble Felis silvestris, néanmoins selon les auteurs, il s’agit soit d’espèces différentes, soit de sous-espèces du dit silvestris, un Félidé. On a respectivement Felis [silvestris] catus, Felis [silvestris] silvestris et Felis [silvestris] libyca. De manière plus nuancée le catus ayant été décrit par Linnaeus dès 1758, la priorité devrait lui être donnée sur le silvestris décrit par Schreber en 1777. Si on s’en tenait à cette règle taxonomiques nous devrions avoir en fait Felis [catus] catus, Felis [catus] silvestris et Felis [catus] libycus.

Le Chat forestier – Felis silvestris Schreber, 1777

Le Chat forestier ou Chat sauvage est un petit félidé discret et méconnu. C’est, aujourd’hui, le seul Félin sauvage avec le Lynx présent en Europe occidentale. Les confusions avec le Chat domestique ou le Chat haret (Felis catus) ne facilitent pas les connaissances de cette espèce. Ce dernier est supposé originaire du Proche Orient (Drisoll & al. 2007). Aussi dans bien des cas, la répartition ancienne, voire récente est soumise à discussion (Stahl & Artois 1994). Des hybridations (ou métissages) existent entre les deux taxons, ce qui pose des questions de conservation de l’espèce (Stahl & Artois 1994, Randi 2002, Daniels & Corbett 2003, Hermann 2005). Il est démontré que localement le taux d’hybridation peut être particulièrement élevé. Des critères de pelage sont classiquement utilisés pour désigner des chats de type « forestier » [1] (Condé 1974), complétés par le critère de la capacité crânienne des individus adultes, lorsqu’il est possible de le faire (Schauenberg 1969). Par l’étude génétique moléculaire, Discroll & al. ont montré que chaque sous-espèce du Chat sauvage et que le Chat domestique appartiennent à un « clade » génétiquement distinct (voir aussi Essop & al. 1997). En définitive aucun critère morpho-anatomique fiable à 100% n’existe et la seule solution pour identifier cette espèce avec rigueur consiste à passer par des analyses génétiques, longues et relativement coûteuses et il semble probable qu’une part notable des populations françaises soit hybridée.

On distingue les formes ou sous-espèces suivantes : Felis silvestris silvestris, le Chat forestier d’Europe, F. s. caucasica ou Chat noir du Caucase, F. s. grampia, le Chat forestier écossais, F. s. libyca essentiellement présente en Afrique (voir plus bas), F. s. ornata en Asie essentiellement et connue sous le nom de Chat orné… Les Chats domestique et haret sont assez souvent regardés comme une sous-espèce, Felis silvestris catus, voire une simple forme, Felis silvestris f. catus, mais souvent traités comme une espèce à part entière sous Felis catus. Nous l’avons vu plus haut, taxonomiquement le Chat sauvage devrait se nommer alors Felis catus silvestris si on traite ces différents taxons au niveau de sous-espèce.

Autrefois l’espèce occupait l’ensemble de l’Europe, sauf l’Irlande.
Son aire de répartition est désormais disjointe : Ecosse, Portugal, Nord de l’Espagne et Pyrénées, quart Nord-Est de la France et Ardennes, Europe centre orientale, dispersé dans la péninsule Italique, Baléares, Sardaigne, Sicile, Grèce, Crète, Anatolie au Caucase. Les populations insulaires ouest-méditerranéennes sont souvent rapportées au Chat ganté (Felis silvestris libyca).

Introduit à Chypre vers 7300-7200 av JC, Chats « domestiques » primitifs (Felis silvestris ornata) ou selon une domestication en Egypte dès 3000 av. JC (Felis silvestris libyca), le Chat domestique n’est en France qu’assez tardif et plutôt rare dès l’Age du Fer jusqu’à l’Antiquité, il ne devient fréquent que vers les IVe et Ve siècles ap. JC : présence de Chats harets en Corse, vraisemblablement depuis l’Antiquité. Sa domestication claire est tardive en Europe et ne date que du au Moyen Age (XII-XIIIème siècles).

© – Carte de répartition selon Stahl & Léger (1992) – Annoté

On trouve aussi le Chat forestier en Afrique du Nord, au Proche Orient, dans la Péninsule arabique sous des formes (ou des sous-espèces assez diverses).

Carte selon Fayard (1984) – Annotée

Léger & al. (2008) présentent une récente synthèse de la situation de l’espèce en France. Une part notable de ce texte s’en inspire [2014]. Cette synthèse avait été précédée par une autre compilation des informations dans les années 1990 (Stahl & Léger 1992).
La France abrite une des plus belles populations en Europe. Souvent insoupçonné dans certain secteurs, l’espèce colonise de nouveaux espaces dans les zones les plus méridionales. Autochtone, l’espèce est bien représentée dans le pays au début de l’Holocène, son aire est mal connue pour le Moyen Âge et son évolution jusqu’au XIXe siècle restent très floue. On envisage qu’à l’instar des autres Carnivores, l’espèce a fortement décliné au cours de ces siècles. Depuis le milieu du XXe siècle la tendance s’est inversée, et, l’espère reconquiert ses terrains. Les premiers travaux sur le Chat forestier en France sont ceux de B.Condé (Condé 1974) et de P.Schauenberg (Schauenberg 1969) et débutent dans les années 1960. L’espèce est protégée depuis 1979 seulement. Il faut attendre l’Atlas national (Fayard 1984) pour que la première cartographie soit publiée. Elle fait le point sur l’espèce pour une période de 1950 à 1983. Le manque d’observateurs lui confère des lacunes indéniables, de plus des données isolées dans les Alpes et le pourtour méditerranéen sont douteuses et auraient méritées une meilleure vérification.

Des synthèses régionales viennent alors compléter les connaissances (Thévenin 1986 pour le Centre, Lustrat & Vignon 1991 pour les limites d’aire, Fournier 1994 pour l’Avesnois, Bas 1996 pour l’Oise, Ariagno 1999 pour le Rhône, Léger 1999 pour la Picardie et Bourand 1999 pour la Bourgogne). L’aire de répartition nationale ne peut toutefois pas être dessinée dans son entier.
Une cartographie nationale plus serrée a commencé à être établie dès 1995 par l’ONC et le CNRS de Lyon et a duré jusqu’en 2003, la méthode se basant sur la donnée la plus fiable par maille choisie (10×7 km soit 1/8ème de carte 1/50000ème). Aux contacts visuels plus ou moins certains, sont ajoutées l’examen des spécimens morts lorsqu’ils étaient découverts (N=465 dont moins de 200 authentiques, forte hybridation vraisemblable). Ce sont environ 150.000 km2 qui sont occupés en France pour la période 1990-2003, dont 408 mailles sur 2004-2006, soit 44 départements dont 9 avec présence seulement marginales. Deux aires clairement distinctes sont dégagées sur le pays, le grand quart Nord-Est depuis le Nord de la région Rhône-Alpes aux Ardennes, déjà révélé par Fayard (1984) et les Pyrénées (espèce connue sur l’ensemble des départements en prolongement avec des populations espagnoles ; seulement au niveau des piémonts). Commune dans le Nord-Est du pays dans 17 départements (Bourgogne, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Lorraine et ouest du département de l’Ain associé au Massif jurassien). Ailleurs la présence du Chat est en augmentation et en voie de reconquête (Alsace, Nord de la France, Centre, Bassin Parisien central, nord du Massif Central). L’espèce est globalement absente des Alpes, du Centre et Sud du Massif Central, ainsi que dans l’Ouest de la France. Mentions très rares dans les Alpes, souvent anciennes, à rechercher dans les Alpes-Maritimes. Une mention de la région de Bordeaux en janvier 1999 corresponds à un Chat forestier, mais il est très douteux que l’animal soit parvenu en ce point naturellement. Si on se base sur Léger & al. (2008), la présence de l’espèce indiquée en Corse (Arrighi & Salotti 1988) et en Provence (Sordello 2012) est incertaine car les premiers auteurs ne le confirment pas. Des arguments sérieux sont toutefois disponibles pour la Corse et l’Estérel.

Il s’agit d’une espèce forestière, préfère l’alternance de milieux ouverts et de forêts avec clairières, riches en vieux arbres, de la plaine aux moyennes montagnes. Elle chasse les Micromammifères dans les milieux ouverts. Les sites trop enneigés sont désertés : l’altitude de 1600 m semble être une limite. Cet animal mène une vie généralement solitaire. Mâles et femelles défendent un territoire contre les congénères du même sexe. Celui des femelles est plus petit (environ 2 km<sup>2</sup> en Lorraine, alors que celui des mâles atteint 3 à 11 km<sup>2</sup> (Stahl & Léger 1992). Les territoires sont le plus souvent contigus si bien que chaque chat est en contact avec deux ou trois individus de sexe opposé. Des densités maximales de 30 à 50 ind. pour 100 km2 sont enregistrées. Le régime alimentaire du Chat sauvage est clairement carnivore (entre 88 et 97% en France). Il se nourrit essentiellement de petits rongeurs, et,localement (Ecosse, Espagne…) de Lapins lorsque cette proie est abondante (Malo & al. 2004). Localement comme aux Canaries, il peut se nourrir d’Insectes (Medina & Garcia 2007). L’espèce est essentiellement nocturne, néanmoins on peut l’observer de jour, souvent au repos sur un site. La maturité sexuelle est atteint vers le 10ème mois. Le rut se déroule de mi janvier à fin février avec possibilité d’étalement important de cette période. Si les naissances sont observées jusqu’à la fin de l’automne, l’essentiel a lieu entre mi mars et fin avril. La femelle réfugie ses jeunes dans un abris (terrier abandonné, tas de bois, arbres creux, anfractuosité rocheuses, cabanes forestières, etc.). La moyenne des portées est de 3,1 pas mise bas (1 à 6).

Dans la région Rhône-Alpes l’espèce occupe le Jura jusqu’à la Chartreuse et les massifs du département du Rhône, ainsi que localement les Monts de la Madeleine. Rare en localisée, elle est inféodée au nord de la région dans le Massif jurassien (Ain où l’espèce était déjà connue en 1901 – Ariagno & Erome 2008, Isle Crémieu) et ne descends que très ponctuellement en plaine (Plaine de l’Ain en 1994, 2008, Bas Dauphiné en 2001) ou plus au sud (St Etienne de Crossey, Isère, en 2007). Des populations semblent aussi exister dans la Loire (nord du département, première mention en 1984 – Ariagno & Erome 2008), par contre l’espèce est absente ou tout à fait occasionnelle et non certifiée dans la Drôme et l’Ardèche. L’espèce serait par ailleurs d’acquisition récente pour la Savoie et fort méconnue en Haute-Savoie. En Isère (EN 2007), Fayard (1984) ne connaît le Chat forestier que dans le Nord du département. Grillo (1997) indique l’espèce sur le même secteur, ainsi qu’en Savoie voisine en Chartreuse et dans les Monts du Chat. Une mention de G.Rayé en octobre 1991 correspond à la Chartreuse iséroise au-dessus du Couvent de la Grande Chartreuse. Dans l’Isle Crémieu on rapporte notamment un animal observé en juin 1995 à St Baudille par C.Deliry (& al.) et un autre à Optevoz sur la même périoder par J.J.Thomas-Billot. Les résultats de l’enquête nationale 1990-2003 (Léger & al. 2008) confirment l’aire de répartition iséroise supposée. La présence de l’espèce est attestée dans le nord de la Charteuse et en Valdaine, en 2007 un individu écrasé sur la chaussée a été découvert à St Etienne de Crossey. Des images chatrousanes de 2012 semblent aussi bien correspondre à l’espèce.

Le Chat ganté – Felis [silvestris] libyca Forster, 1780

Souvent orthographié à notre avis par erreur Felis lybica. Il s’agit régulièrement d’une sous-espèce de Felis silvestris, mais aussi d’un taxon « indépendant ».

Le Chat ganté est à l’origine du Chat domestique dont les cas de domestications est réputée originaire du Moyen Orient vers 9000-9500 avant JC. Elle n’est toutefois attestée que chez les Egyptiens vers 4000 avant JC. Notons toutefois qu’il était apprivoisé sinon domestiqué, à Chypre vers 7500 avant J.C. Il vit en Afrique du Nord, au Moyen Orient, en Arabie et à l’ouest de l’Asie jusqu’à la mer d’Aral. Certains Chats de Corse montrent des affinités avec le Chat ganté et sont réputés comme tels. Ces derniers aurait été introduits au Néolithique. Il est réputé révélé par Arrighi & Salotti (1988), mais Lavaudan (1929) l’avait déjà indiqué sur l’île.

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