3 mars 2021

Le Lin, la Lune et la Linotte

Photo d’annonce – ©© byncsa – Vogelartinfo – Wikimedia commons

Planche de ThomĂ© (1885) – Lin cultivĂ©

Le Lin

C’est le latin linum qui donne son nom français au Lin, terme apparaissant vers 1155. De nombreuses langues indo-europĂ©ennes utilisent une racine similaire : on a linon en grec, line en anglais, lijn en hollandais ou des prĂ©fixe Lein- en allemand ou lin- en Suèdois (Ă  ne pas confondre avec une racine du mĂŞme son, en rapport avec le tilleul d’oĂą est tirĂ© le nom du savant LinnĂ©).

Le Lin cultivĂ© (Linum usitatissimum) est la plus ancienne des plantes utilitaires et la toile de lin, le plus ancien textile du Monde. Il appartient Ă  la famille des LinacĂ©es. Il s’agit d’une plante annuelle cultivĂ©e pour ses fibres textiles et ses graines olĂ©agineuses nommĂ©es linettes. Des fragments de fibre de Lin – colorĂ©s – ont Ă©tĂ© trouvĂ©s dans le Caucase au niveau de la Georgie. Il datent de 36000 ans avant JC. Son utilisation textile est en consĂ©quence extrĂŞmement ancienne. Les analyses gĂ©nĂ©tiques indiquent que le Lin bisannuel (Linum bienne) est l’ancĂŞtre sauvage du Lin cultivĂ©. La domestication est progressive avec une sĂ©lection positive de la dimension des graines, qui sont tout d’abord petites dans les villages du NĂ©olithique ancien au niveau du Croissant fertile du sud-ouest asiatique, plus grosses vers 10500 BP jusqu’Ă  devenir aussi grosses que les graines actuelles du Lin cultivĂ© vers 8600 BP. Les graines riches en huile ainsi que les plantes les plus fibreuses sont aussi sĂ©lectionnĂ©es. La sĂ©lection des variĂ©tĂ©s de fibres du Lin cultiver semblent opĂ©rer tardivement, vers 3000 BP, et ce sont les compĂ©tences olĂ©agineuses des graines qui ont Ă©tĂ© motivĂ©s dans un premier temps (voir Fu & al. 2012). Lin « domestique » et Lin « sauvage » sont dĂ©sormais infertiles par croisement. Le Lin tout comme le Chanvre sont des plantes cultivĂ©es productrices de fibres dont l’extraction est facilitĂ©e par la technique du rouissage. Dès 5000 av.JC, le Lin est en Egypte, pour des vĂŞtements, mais aussi pour fabriquer les bandelettes qui enrobent les momies. Il est introduit par les PhĂ©niciens en Grèce, Ă  Rome, en Bretagne, en Angleterre, en Espagne… Chez les Gaulois, elle est l’Ă©toffe des druides mais forme aussi les voiles des navires. Le Lin est aussi propagĂ© très tĂ´t en Inde et en Chine. C’est une fibre importante, tant et si bien qu’au VIIIe siècle, Charlemagne dĂ©veloppe l’artisanat du Lin. C’est entre le IXe et le XVIIIe siècle la fibre la plus utilisĂ©e en France, plusieurs centaines de milliers d’hectares sont dĂ©diĂ©s Ă  sa culture. Il finit par ĂŞtre dĂ©laissĂ© au XIXe siècle alors que l’utilisation du coton s’industrialise. Actuellement ce sont près de 75.000 ha de cultures de Lin en Europe et qui sont concentrĂ©es par moitiĂ© en Normandie. Cette rĂ©gion couvre 85% des dĂ©bouchĂ©s mondiaux.

Tunique Ă©gyptienne en Lin

La Lune

Pour les Egyptiens de l’AntiquitĂ©, la toile de lin et appelĂ©e la Lumière de lune tissĂ©e. Elle est un symbole de puretĂ©, les prĂŞtres portent des vĂŞtements de Lin et les bandelettes des momies sont constituĂ©es de telles fibres. La dĂ©esse Ă©gyptienne Isis est appelĂ©e par Ovide Dea linigera (la dĂ©esse du Lin). Les « linigeri » Ă©taient ainsi les prĂŞtres du culte d’Isis dans la Rome antique. On trouve ici l’origine d’un mot tout Ă  fait banal : le linge.

La Linotte (Linaria cannabina (Linnaeus, 1758))

αἴγιθος (aĂ­githos dit Aegithe) est le nom grec utilisĂ© par Aristote (IIIe s. av. J.C) pour dĂ©signer un petit oiseau (peut-ĂŞtre « celui qui vole / en sa demeure » [?], com. pers.). Il est prĂ©sentĂ© comme l’ennemi de l’Ă‚ne car ce dernier passant auprès des Ă©pines, il effraie l’oiseau et ses petits qui se venge en vole sur l’animal (cf. Camus 1788). Pline, sous ægithus, prĂ©cise qu’il s’agit d’un très petit oiseau [comme une MĂ©sange (cf. Gaffiot) (ou un Epervier, selon la partie de son texte !)]. Belon et Gesner en font la Linotte, mais dans les faits il n’y a pas de certitude. La racine grecque a Ă©tĂ© remobilisĂ©e pour la MĂ©sange Ă  longue-queue (Aegithalos caudatus). Le nom de Linote ou Linotte apparaĂ®t en français au XIIIe siècle. L’Oiseau est ainsi appelĂ© car il est friand de graines de Lin, notion perdue dans le langage courant actuel. Linotte (ou Linot, version masculine) provient du mot Lin additionnĂ© du suffixe -otte qui dĂ©signe quelque chose de petit (version fĂ©minine). Il s’agit de l’oiseau nommĂ© Common Linnet en anglais. Ce nom dĂ©signe essentiellement la Linotte mĂ©lodieuse, ordinaire ou vulgaire, encore nommĂ©e Linotte de vignes (Linaria cannabina) [1], mais a pu autour du siècle des lumières, lui attribuer d’autres espèces assez voisines et de nos jours concerne trois autres espèces selon des appellations savantes (Linotte Ă  bec jaune ou montagnarde, Linaria flavirostris, Linotte de Warsangli, Linaria johannis, Linotte du YĂ©men, Linaria yemenensis). On parle encore de Linotte pour quelques Sizerins (Linotte borĂ©ale ou Sizerin flammĂ©, Linotte cabaret, Linotte de Hornemann). Quand nous parlerons ici de Linotte, il s’agira de la linotte vĂ©ritable, Ă  savoir la Linotte mĂ©lodieuse.

La Linotte mélodieuse a été initialement décrite dans le genre Fringilla par Linnaeus, en 1758. Elle a pu être rangée tour à tour dans différents genres comme Acanthis, Cannabina, Carduelis ou comme désormais, Linaria. Dans le Règne végétal, le genre Linaria concerne des espèces dont les feuilles étroites évoquent celle du Lin, et, appartenant à la famille des Scrophulariacées.

Belon (XVIe siècle) parle dĂ©jĂ  d’un oiseau notable pour son chant en captivitĂ©. Ainsi en raison de son chant mĂ©lodieux, couplĂ© Ă  des facilitĂ©s d’Ă©levage (c’est un granivore principalement, donc facile Ă  nourrir), notre Linotte a frĂ©quemment Ă©tĂ© maintenue en captivitĂ© aux cours des siècles antĂ©rieurs. Il s’agit mĂŞme d’un oiseau qui peut ĂŞtre Ă©duquĂ© Ă  mieux chanter Ă  l’aide d’un flageolet ou d’une serinette. Les mâles les plus marquĂ©s de rouge Ă©taient recherchĂ©s, mais ces teintes disparaissaient lors de la captivitĂ©. Dans les annĂ©es 1940, la revue le Chasseur français (n°599) prĂ©sentait encore la Linotte comme un oiseau de cage. Dans le centre de la France, Linot ou Lunot est associĂ© au Verdier (Carduelis chloris) ou au mâle de la Linotte (Linaria cannabina). On trouve ce nom dans certains cantons, du centre de la France, comme dĂ©signant directement la Linotte proprement dite. La Lunette ou Lunotte est aussi un nom donnĂ© Ă  notre Linotte (Jaubert 1864). On retiendra la phrase suivante : « Un linot depuis peu, charmĂ© de votre note, a fait divorce avecque sa linotte. » (Pellisson 1624-1693).

Les dimensions de cet Oiseau servent de rĂ©fĂ©rence pour dĂ©crire d’autres espèces dans des ouvrages anciens, un peu Ă  la manière du Moineau : « plus grand qu’une Linotte, aussi grand qu’une Linotte… ». Par ailleurs chacun connaĂ®t l’expression TĂŞte de linotte qui a ses affinitĂ©s avec Avoir une cervelle de moineau, par exemple. Celle-ci est indiquĂ© en 1611 sous la version Il a une teste de linotte. Une explication est donnĂ©e Ă  cette expression par le fait que la Linotte construit son nid, sans prendre de vĂ©ritables prĂ©cautions vis Ă  vis des prĂ©dateurs. Selon nous, la Linotte est le symbole de l’oiseau, Passereau anciennement tout Ă  fait commun, qui a un tout petit cerveau, et nous nous rapprocherons de la version quĂ©bĂ©coise de Cervelle d’oiseau, affine Ă  TĂŞte d’oiseau, glissant facilement sur la notion de TĂŞte de Linotte (com.pers.). Ce n’est autre qu’une Linotte que le Pape mets dans une boĂ®te pour Ă©prouver les religieuses dans le Tiers Livre de Rabelais. Nous avons un Oiseau si banal qu’une mĂŞme expression peut glisser sur des sens diffĂ©rent : ainsi Siffler la Linotte, veut autant dire attendre en prison, perdre son temps que boire de manière excessive.

Belon, prĂ©sente un oiseau qui paraĂ®t si commun, qu’il dit qu’il n’y a pas un village, qui n’ait adoptĂ© sa Linotte [en cage] pour son chant mĂ©lodieux. Cet auteur, semble mĂŞme Ă©voquer l’existence de la Linotte Ă  bec jaune, sous le nom de Picaueret. Pour Crespon (1844), c’est une espèce extrĂŞmement commune dans le Midi, indĂ©pendamment de celles qui y sont de passage au printemps et en automne.

© 2004 – RĂ©mi Rufer

La Linotte mĂ©lodieuse niche en Afrique du Nord, Europe occidentale jusqu’en Asie mineure, ainsi que très localement en Asie centrale. Les populations du nord de l’Europe sont migratrices, alors que celles prĂ©sente en Europe de l’ouest ou centrale sont « sĂ©dentaires ». L’hivernage strict se fait plus au sud, y compris dans des oasis sahariens, sur la basse vallĂ©e du Nil, ou en Iran par exemple. Elle habite et niche dans des endroits divers comme les zones ouvertes mais avec vĂ©gĂ©tation buissonnante, les campagnes, les landes, quelques jeunes plantations, les vergers, les friches ou les vignobles par exemple. Elle atteint les 3500 m d’altitude dans l’Atlas. Cet oiseau devient grĂ©gaire en pĂ©riode postnuptiale, dès fin juillet en France, des troupes de plusieurs centaines d’individus pouvant alors se former. On a ainsi enregistrĂ© le record rhĂ´nalpin de 400 oiseaux le 13 dĂ©cembre 2008 dans la DrĂ´me, Ă  Epinouze (V.Palomares). Des migrateurs passent depuis fin aoĂ»t Ă  la mi novembre, les oiseaux aimant passer en altitude, plutĂ´t qu’en plaine. L’hivernage se fait dans les vignobles, les campagnes, les labours, des secteurs prairiaux, etc. Nous avons notĂ© en RhĂ´ne-Alpes des mouvements au cĹ“ur de l’hiver (fuite hivernale devant les coups de froid), voire au printemps (notamment en mars-avril). Des oiseaux suĂ©dois sont connus pour parvenir jusque dans cette rĂ©gion. La phĂ©nologie hivernale semble avoir changĂ© en RhĂ´ne-Alpes, puisque Lebreton (1977) y signalait un creux des mentions au milieu de l’hiver (dĂ©cembre-janvier), phĂ©nomène qui n’est plus enregistrĂ© dans les annĂ©es 2000. Les premiers chants nuptiaux sont notĂ©s dès le mois de mars.

©© bysa – ALexander KĂĽrthy – Wikimedia commons
Vert clair : nidification (populations migratrices) – Vert fonce : nidification et prĂ©sence toute l’annĂ©e – Bleu : hivernage seulement

Dès les annĂ©es 1960, Yeatman (1971) soulignait le cas du dĂ©clin de l’espèce en Finlande, suivi d’une reprise en raison de la colonisation de nouveaux habitats, en l’occurence les jardins. C’Ă©tait Ă  cette Ă©poque une espèce commune partout, mais en rarĂ©faction en raison de la mise en culture des friches. Le dĂ©clin est confirmĂ© en Europe [1994] et il est net en France avec un taux de 59% dĂ©cennal [2001]. A contrario, on a enregistrĂ© une augmentation des populations en RhĂ´ne-Alpes, en particulier en plaine et dans quelques massifs montagneux au cours des annĂ©es 1990. Ailleurs l’espèce peut aussi dĂ©cliner ou fluctuer selon une aire gĂ©ographique cependant stable [1998]. Des indicateurs de dĂ©clin enregistrĂ©s dans les annĂ©es 2000 sont Ă  surveiller dans cette rĂ©gion. C’est dĂ©sormais une espèce VulnĂ©rable en France (VU 2011). MalgrĂ© ce constat, elle continue d’ĂŞtre massivement capturĂ©e lors d’actes de braconnage en particulier dans le sud-ouest du pays oĂą on prĂ©lève annuellement près de 250.000 fringilles (Linottes, Chardonnerets ou Verdiers). Pour rĂ©fĂ©rence, la population rhĂ´nalpine pour les Linottes est estimĂ©e Ă  seulement 5.000-30.000 couples [1996-98]. Oiseau de rĂ©fĂ©rence chez les anciens, il Ă©tait particulièrement commun, il n’est plus connu du public que par son nom, chacun ayant dĂ©sormais beaucoup moins de chance de le rencontrer.

Historique des densités entre les années 1960 et 2000 en Rhône-Alpes et Dauphiné
Les densitĂ©s sont d’autant plus importantes en allant du jaune au rouge
©© byncsa – Cyrille Deliry – Histoires Naturelles

Sous-espèces de Linotte mélodieuse

  • Linaria cannabina cannabina (Linnaeus, 1758) – Europe occidentale, centrale et septentrionale jusqu’en SibĂ©rie, depuis le nord des PyrĂ©nĂ©es et de l’Italie, par la Dalmatie, Roumanie et jusqu’en Ukraine, sauf CrimĂ©e.
  • Linaria cannabina autochtona (Clancey, 1946) – Ecosse.
  • Linaria cannabina bella (Brehm, 1845) – Anatolie, Proche-Orient, Caucase, nord de l’Iran et sud de la Caspienne, localement en Asie centrale jusqu’Ă  l’AltaĂŻ. Inclusion de fringillirostris (Bonaparte & Schlegel, 1850) du Kazakhstan.
  • Linaria cannabina harterti (Bannerman, 1913) – Canaries orientales.
  • Linaria cannabina meadewaldoi (Hartert, 1901) – Canaries occidentales.
  • Linaria cannabina mediterranea (Tchusi, 1903) – Bassin mĂ©diterranĂ©en, dont Afrique du Nord et Ă®les mĂ©diterranĂ©ennes.
  • Linaria cannabina nana (Tchusi, 1901) – Madère. Inclusion de guentheri (Wolter, 1953) indiquĂ©e Ă  Madère aussi.

Linotte Ă  bec jaune (Linaria flavirostris (Linnaeus, 1758))

Yeatman (1971) prĂ©cise que cette espèce est localisĂ©e Ă  la Norvège et au nord de la Grande-Bretagne. Elle tend Ă  abandonner le sud de l’Ecosse le Pays de Galles, le DĂ©von et le Cumberland alors qu’a contrario sa population s’accroĂ®t dans la chaĂ®ne Pennine.

En France les effectifs hivernants sont estimĂ©s Ă  150-500 ind. [1997]. C’est une espèce hivernante VulnĂ©rable, rare et fluctuante. Cette espèce semble avoir nichĂ© dans le pays au XIXe siècle si on se fie Ă  Raspail (1905) : il dit que cette espèce nichait jusqu’en 1880 près de Chantilly et que les oiseleurs Ă©taient dĂ©solĂ©s de la trouver au lieu de la Linotte mĂ©lodieuse qui seule les intĂ©ressait. Ils donnent les dĂ©tails distinguant les deux Linottes. Pour la rĂ©gion RhĂ´ne-Alpes, Lavaudan (1911) la donne rare au passage dans le DauphinĂ© (sans plus de prĂ©cisions gĂ©ographiques), irrĂ©gulière. Nous citerons l’observation de 3 individus le 7 mars 1968 au bord du RhĂ´ne Ă  Valence (S.Marius), accompagnĂ©s de Tarins des aulnes. Une mention rĂ©cente dans l’Ain au Lac du Lit au Roi, a Ă©tĂ© refusĂ©e par le CHR.

Le Lin, la Lune et la Linotte sont-ils associés ?

C’est une question intĂ©ressante, sinon amusante. La Linotte, issue du Lin qu’elle consomme, s’appelle aussi Lunotte ou Lunette. Le Lin, tissu lumière de Lune, prendrait-il son nom Ă  la mĂŞme racine que l’astre ? Cette personne, TĂŞte de Linotte ou TĂŞte de Lunotte n’est-elle pas dans la lune ? CoĂŻncidences, rapprochements, maladresses Ă©tymologiques : tout est question. Une rĂ©ponse peut-ĂŞtre serait dans la recherche plus approfondie des Ă©quivalents du mot Lune dans les langages indo-europĂ©ens, car nous savons dĂ©jĂ  que Lin s’y rĂ©pand volontiers.

La robe Couleur de Lune pour Peau d’Ă‚ne

Références

Nozeman & al. (1789)
  • Blanchard P. 1859 Cours Ă©lĂ©mentaire d’histoire naturelle. Le Buffon de la jeunesse. – Paris. – ONLINE
  • Buffon G.L. 1796 Histoire Naturelle des Oiseaux. Tome quatrième. – BlussĂ©, Dordrecht. – ONLINE
  • Camus M. 1788 Note sur l’Histoire des animaux d’Aristote. Volume 2. – Paris. – ONLINE
  • Fu Y.B., Diederichsen A. & Allaby R.G. 2012 – Locus-specific view of flax domestication history. – Ecology & Evolution, 2 (1) : 139-152. – ONLINE
  • GĂ©rardin S. 1806 Tableau Ă©lĂ©mentaire d’ornithologie. Tome premier. – Paris.
  • Jaubert H.F. 1864Glossaire de centre de la France. – Paris. – ONLINE

Notes

[1] – GĂ©rardin (1806) distingue deux espèces chez la Linotte : la Linotte ordinaire (Fringilla linota) et la Linotte de vignes (Fringilla cannabina) [Linotte rouge, Fringilla linaria rubra, selon Gesner], la première nichant dans les buissons des campagnes et la seconde dans les vignes. Cette dernière est prĂ©fĂ©rĂ©e dans le cadre de la captivitĂ©, pour son chant plus agrĂ©able. Il ajoute mĂŞme, de passage par les montagnes des Vosges, la Linotte de Strasbourg ou Gyntel (Fringilla argentoratensis). Ces trois « taxons » ont Ă©tĂ© dĂ©crits par Linnaeus, qui les distinguait donc aussi. Les auteurs suivants doutent de la multiplicitĂ© de ces espèces.

©© bysa – Andreas Eichler – Wikimedia commons
Femelle de Linotte mélodieuse