14 avril 2021

Chants d’automne chez l’Alouette lulu

L’Alouette lulu (Lullula arborea (Linnaeus, 1758)) ou Wood Lark en anglais, chante généralement depuis février jusqu’au cœur de l’été. La planche de Gould (XIXe siècle) présentée ici montre deux oiseaux, probablement un couple. On constate néanmoins de nouveaux chants en automne. Informations prises, il s’agit généralement de jeunes oiseaux qui fréquentes à cette occasion les mêmes habitats que ceux occupés lors de la nidification printanière. C’est un Oiseau de la famille des Alaudidés qui est de taille moyenne (14-15 cm de longueur). On distingue du type (L.a.arborea) la sous-espèce L.a.pallida qui se trouve dans le Sud de l’Europe, jusqu’en Crimée, le Caucase, l’Iran et le Turkménistan. On a pu distinguer les oiseaux de Corse et Sardaigne sous L.a.familiaris, par quelques nuances de brun. Le type se trouve en Europe et descend jusqu’au Portugal, au Nord de l’Espagne de l’Italie ou des Balkan. Il est de plus présent en Ukraine.

C’est une espèce Paléarctique avec tendances thermophiles. Présente jusqu’au sud de la Scandinavie et de la Grande Bretagne de manière diffuse. Elle est plus densément représentée en Allemagne, dans le nord de l’Italie, en Russie, en Ukraine et au nord de Balkans. Elle paraît commune au Portugal et en Espagne qui comprennent près de la moitié des effectifs européens (plus d’un million de couples). Observée en Asie occidentale jusqu’en Iran et au Turkménistan.

Elle est représentée par le type en France, Corse comprise. Une part des oiseaux migre. Elle a pu nicher dans tous les département ruraux de France, mais de manière très inégale. Elle est plus rare dans le Bassin Parisien et dans le Nord-Est. Sa présence hivernale est plus méridionale et elle paraît alors irrégulière selon les sites dans la moitié Nord du pays. Sédentaire dans le Sud où les effectifs internuptiaux sont augmentés par la venue d’oiseaux migrateurs. Très fluctuante avec tendances à l’augmentation en France +10% (2000), tendances au déclin -10% (2010) (Jiguet 2011). Son statut n’a pas fondamentalement évolué au cours du temps. Elle était assez commune dans le pays au début du XIXe siècle.

L’Alouette lulu recherche les endroit sur sol secs, bien drainés, avec arbres, arbustes ou haies, en pentes ou sur des plateaux, des coteaux sableux ou calcaires, milieux ouverts ou quelques clairières. Les forêts ou les secteurs humides sont évités. Elle atteint régulièrement, notamment dans le sud de la France les 1000 m d’altitude et peut accéder à près de 2000 m. On note quelques tendances grégaires en période internuptiale qui débutent dès fin juillet : passage de migrateurs en septembre-octobre. L’hivernage s’achève fin février et une migration discrète opère jusqu’à début avril. La maturité sexuelle atteinte dès un an.

Jiguet F. 2011100 oiseaux communs nicheurs de France. – MNHN.