30 novembre 2020

L’Alouette des champs, un déclin probablement inimaginable

Pour comprendre le déclin de l’Alouette des Champs (Alauda arvensis) on peut se référer à la présentation qu’en faisait Bouteille pour le Dauphiné en 1843 : « Excessivement considérable dans les temps anciens, le nombre d’Alouette des champs a subi, surtout depuis le dernier siècle une réduction remarquable pour tous les observateurs, par l’effet de la multiplicité progressive des moyens de destruction aussi prompts que meurtriers, employés contre elles, non sans un grand dommage pour l’agriculture qui a vu s’accroître dans la proportion de cette destruction le nombre des insectes nuisibles, tels que les chenilles, les sauterelles dont les jeunes alouettes surtout font une grande consommation. »

Tout est dit !

Dans la région Rhône-Alpes, il s’agissait toujours, plus d’un siècle plus tard, d’une des espèces les plus répandues dans les années 1970. Elle est clairement passée au second rang dans les années 1990, bien qu’occupant toujours près de 80% des mailles Atlas (CORA 2003). Elle est en déclin, parfois très net dans les plaines depuis les années 1980, mais elle tendait encore à se maintenir en altitude dans les années 1990.