7 mars 2021

L’Alouette des champs, un dĂ©clin probablement inimaginable

Pour comprendre le dĂ©clin de l’Alouette des Champs (Alauda arvensis) on peut se rĂ©fĂ©rer Ă  la prĂ©sentation qu’en faisait Bouteille pour le DauphinĂ© en 1843 : « Excessivement considĂ©rable dans les temps anciens, le nombre d’Alouette des champs a subi, surtout depuis le dernier siècle une rĂ©duction remarquable pour tous les observateurs, par l’effet de la multiplicitĂ© progressive des moyens de destruction aussi prompts que meurtriers, employĂ©s contre elles, non sans un grand dommage pour l’agriculture qui a vu s’accroĂ®tre dans la proportion de cette destruction le nombre des insectes nuisibles, tels que les chenilles, les sauterelles dont les jeunes alouettes surtout font une grande consommation. »

Tout est dit !

Dans la rĂ©gion RhĂ´ne-Alpes, il s’agissait toujours, plus d’un siècle plus tard, d’une des espèces les plus rĂ©pandues dans les annĂ©es 1970. Elle est clairement passĂ©e au second rang dans les annĂ©es 1990, bien qu’occupant toujours près de 80% des mailles Atlas (CORA 2003). Elle est en dĂ©clin, parfois très net dans les plaines depuis les annĂ©es 1980, mais elle tendait encore Ă  se maintenir en altitude dans les annĂ©es 1990.